Très sage! Au Japon, la double nationalité n’est pas encore pour demain

Passeports japonais / Photo: DR
Passeports japonais / Photo: DR

Ce jeudi 21 janvier 2021, un tribunal nippon a confirmé l’interdiction de la double nationalité au sein de l’archipel. Pour certains, cette décision est anticonstitutionnelle. Cela fait toujours une pompe aspirante de l’immigration en moins pour ce pays qui s’y est toujours refusé.

Aujourd’hui, on compte une cinquantaine de pays dans le monde qui n’autorisent pas ses citoyens à détenir une double nationalité, peu importe leur ascendance. Parmi les pays développés qui restent fermes sur la question, on trouve quatre pays asiatiques: Singapour, la Chine, la Corée du Sud et le Japon.

Actuellement, la législation japonaise stipule que les citoyens qui souhaitent acquérir une seconde nationalité doivent renoncer à leur citoyenneté japonaise lorsqu’ils ont plus de 22 ans.

En 2018, huit personnes ont entamé une procédure judiciaire, en contestant la nature constitutionnelle de cette procédure. Être contraint d’abandonner sa nationalité est une expérience douloureuse pour les ressortissants japonais, alors même que la majorité des pays développés dans le monde accepte la double nationalité.

Parfois, les expatriés japonais se voient dans l’obligation d’obtenir la nationalité de leur pays d’accueil, comme la Suisse ou la France, dans la mesure où certains emplois l’exigent.

Ce jeudi, le tribunal de Tokyo a rejeté les motifs de leur plainte, ainsi que leur demande de dommages et intérêts. Le gouvernement a fait savoir qu’il n’était pas dans l’intérêt de la nation qu’un même individu possède plusieurs passeports.

Par contraste, la France compte environ trois millions de binationaux et la majorité socialiste de François Hollande a reculé devant l’éventualité d’inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution en 2015.

Depuis 1998 et l’entrée de cette mesure à l’article 25 du Code civil, seuls 16 Français ont ainsi été exclus de la communauté nationale, du fait des conditions relativement restrictives de la déchéance de la nationalité. Comme le prône Marine Le Pen, il faut pourtant élargir et faciliter cette procédure, car il en va de la survie de la France.

Sources : Furansu/ L’Express

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