Chili: mort de Juan Guzmán, le juge qui voulait la peau de Pinochet (et de plein d’autres…)

Guzman/pinochet
Juan Guzmàn et Antonio Pinochet/DR

En tant que juge de la cour d’appel de Santiago, Juan Guzmán avait accepté d’instruire début 1998 les premières plaintes déposées contre le dictateur Augusto Pinochet, qu’il avait ensuite inculpé pour “des délits de séquestre permanent et d’homicide qualifié” commis entre 1973 et 1990. Le magistrat est mort ce vendredi 22 janvier à l’âge de 81 ans.

Comme beaucoup d’opposants au régime de Pinochet, Guzmán (en dépit de son éducation conservatrice et catholique) fait le jeu des marxistes qui affirment qu’Allende aurait obtenu de meilleurs résultats si les méchants Américains ne l’avaient pas liquidé.

C’est l’occasion de se remémorer quelques faits historiques et de restaurer la mémoire de grand chef d’Etat en citant des extraits d’un texte lumineux de l’intellectuel François-René Rideau.

Allende, qui dirigeait une coalition de partis marxistes, a été élu à la majorité relative (36% des voix). Conformément à la constitution, qui ne prévoyait pas de second tour, c’est l’assemblée qui désigna le président, et qui cautionna cette majorité relative après qu’Allende se fut engagé à respecter la constitution, ce qu’il n’a pas fait.

Sous sa présidence, le pays a été progressivement collectivisé, par la pression administrative gouvernementale et syndicale, la terreur communiste officieuse, la non-application inconstitutionnelle par le pouvoir exécutif des décisions judiciaires défendant la propriété privée, la prise en main de facto de l’industrie par les syndicats.

Sachant que le parlement et la société civile résistaient, Allende préparait activement la prise de pouvoir par les armes, notamment avec l’aide logistique de Cuba et de la Tchécoslovaquie. À la fin, le parlement démocratiquement élu lui-même requit l’usage de la force armée à son encontre  et avec une majorité absolue, cette fois!

Pinochet a donc sauvé son pays d’un plongeon sanglant dans une dictature communiste. S’il a préféré garder le pouvoir le temps que les choses se tassent, il a restauré la démocratie dans son pays dès la chute de l’impérialisme communiste soviétique, après référendum. On déplore de l’ordre de 3200 morts durant l’ensemble de la dictature de Pinochet, la plupart d’entre eux des terroristes, commissaires politiques et autres propagandistes du meurtre politique, qui s’est finalement retourné contre eux !

Car combien de morts Allende se préparait-il à faire, en plus des centaines de meurtres déjà perpétrés par les groupuscules communistes qui jouissaient de sa bienveillante passivité? À vrai dire, vu comme les communistes se purgent les uns les autres dès qu’ils ont éliminé leurs adversaires, il y aurait sans doute eu plus de morts parmi les seuls communistes (sans parler des autres) si Allende avait confirmé son pouvoir par la force comme il en avait l’intention.

Quant au bilan du règne de Pinochet, combien de dictateurs ont quitté volontairement le pouvoir de leur vivant? Combien de chefs d’état ont sorti leur pays de la ruine organisée par les communistes, et l’ont mené à la prospérité, sans enrichissement personnel massif?

A l’heure où la société civile chilienne tente de détricoter l’héritage politique du régime de Pinochet, qui a fait du Chili le pays le plus prospère d’Amérique du Sud, il importe de rappeler ces évidences.

Source : France 24/ François-René Rideau

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