À France Télé, plus on parle de l’UE, plus on est payé! Elle est pas belle la vie?

France Television/Twitter
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Dans la “Lettre de Bruxelles” du Monde datée du 18 janvier 2021, on apprend qu’une partie variable de la rémunération des journalistes du service public dépend de leurs efforts de renforcement de la couverture des sujets européens, de l’Outre-Mer et de la diversité. L’Europe est une priorité pour les journalistes tandis que l’Afrique reste une priorité pour l’Europe. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Le sujet qui semble servir de point de départ à cette nouvelle règle financière, c’est celui de l’Europe, qui serait “négligée dans le traitement de l’actualité”. Ne comprenez pas vraiment l’Europe, encore moins les Européens (D’ailleurs, qu’est ce qu’un Européen ? On vient tous d’Afrique…), mais la défense de la politique de l’Union Européenne. La seule qui vaille pour les macronistes qui n’ont pas eu le temps de suivre des cours d’histoire en école de commerce.

Une étude de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en décembre 2019, estimait que les informations relatives à l’actualité européenne diffusées dans les JT en 2018 ne représentaient que 2.7 % du total des informations. Et ce, en dépit des nombreux programmes relatifs à ce sujet sur France Info : citons “La faute à l’Europe”, “Drôle d’Europe” ou encore la série “Parlement”.

Une telle audience ne semble pourtant pas être un hasard quand on voit la vision de l’Europe que défend Maxime Calligaro, le co-scénariste de la série “Parlement” : “Il faut peupler l’imaginaire européen, créer des images qui y soient associées. En matière culturelle, l’Europe est quasiment une terre vierge.

Et ta soeur, c’est une terre vierge !”, serions-nous tentés de lui rétorquer. C’est vrai que la Bataille de Lépante, le Siège de Vienne et les Grandes Découvertes ne sont pas des images assez inclusives pour ce chargé de propagande. Elles risqueraient de prouver que l’identité de l’Europe se serait forgée en opposition à une altérité radicale qui commence par un “I” et qui finit par un “M”.

En outre, cette nouvelle directive intéresse jusqu’au sommet de l’État. Lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 17 septembre 2020, Clément Beaune, le secrétaire d’État aux affaires européennes, avait appelé à “renforcer les mécanismes qui conduisent nos chaînes publiques à parler davantage d’Europe” par “tous les moyens possibles de contrainte ou de pression”. C’est vrai que la contrainte et la pression sont sacrément revenues à la mode en ce moment, on avait pas remarqué.

Le service public s’est donc docilement exécuté. C’est d’ailleurs la seule chose dont soient capables ces laquais : ramper et prendre le pognon.

Source : OJIM

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