Le Texas fait appel à la justice pour bloquer la politique migratoire laxiste de Biden

Image d'illustration / Photo: DR
Image d'illustration / Photo: DR

Le Texas intente un procès pour bloquer le moratoire de 100 jours des expulsions de Biden. L’Etat qui partage une longue frontière avec le Mexique, affirme que le gel causera un “préjudice irréparable” à l’État.

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a intenté une action en justice pour bloquer la décision de Joe Biden de suspendre certaines déportations pendant 100 jours, une des premières décision du nouveau président démocrate qui a provoqué des réactions négatives.

Ken Paxton a affirmé que le Texas subirait un “préjudice irréparable” si le décret entrait en vigueur et que “toute tentative de faire appliquer la loi correctement mettrait directement et immédiatement en danger nos citoyens et le fonctionnaires chargés de l’application de la loi“.

Joe Biden a promis, pendant sa campagne électorale, de promulguer un moratoire de 100 jours sur les expulsions, une proposition qui contrastait fortement avec une politique migratoire réaliste promue par Donald Trump.

Après l’entrée en fonction de Joe Biden mercredi, le haut responsable du Ministère américain de la sécurité intérieure (DHS) a publié une note ordonnant une pause dans certaines expulsions afin de permettre au ministère de mieux faire face aux “défis opérationnels” à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pendant la pandémie.

Dans la requête déposée au tribunal vendredi, le procureur général du Texas a fait valoir que le moratoire sur les expulsions violait le devoir constitutionnel du président d’exécuter les lois fédérales.

Il a également déclaré que le gel temporaire violait un accord d’application que l’État avait négocié avec l’administration Trump au début du mois.

Joe Biden a également déclaré qu’il ferait pression pour donner un statut juridique et un accès à la nationalité américaine à toute personne se trouvant aux États-Unis avant le 1er janvier, soit environ 11 millions de personnes. Régulariser 11 millions de clandestins d’un coup est une démarche qui pose un gros défi au pays, même aussi grand et puissant que les Etats-Unis.

Le Texas partage presque 2000 kilomètres de frontière avec le Mexique, ce qui, selon les dirigeants de l’État, le rend particulièrement concerné par la politique migratoire du gouvernement fédéral. Il a également accueilli chaque année des milliers de “migrants” avant que Trump ne mette pratiquement fin à l’immigration clandestine.

Source: AP

2 Commentaires

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici