Le maire PS de Saint-Ouen va raser une cité, croyant ainsi éradiquer le trafic de drogue

Image d'illustration / Photo: GettyImages
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Aux Puces de Saint-Ouen, “vous allez chiner votre table vintage et vous allez acheter votre shit en même temps”, témoigne William Delannoy, l’ancien maire (UDI) de la ville, où prospère dans deux tours HLM un des plus importants trafics de drogue de la région parisienne.

Impuissante face aux dealers, la municipalité socialiste a ainsi décidé de raser la cité des Boute-en-Train, pour tenter de mettre un terme au trafic, comme si cela pouvait décourager les trafiquants de s’adonner à leur business lucratif.

Une fois le relogement achevé au printemps prochain, les deux tours de 200 logements doivent être détruites. “À moins de mettre des hommes tous les jours devant une cité, le trafic ne va pas s’arrêter. C’est un coup d’épuisette”, confie un responsable policier.

La lutte contre le trafic de drogue est “une guerre de harcèlement que l’État ne peut pas gagner”, juge William Delannoy, désormais dans l’opposition municipale. “On a monté des associations de locataires qui négocient avec les dealers, c’est surréaliste!”, explique l’élu qui défend une dépénalisation du cannabis pour faire disparaître les dealers.

En démolissant la cité, le maire PS Karim Bouamrane veut “changer l’image de Saint-Ouen. Faire du beau”. L’élu socialiste veut consulter ses administrés sur l’avenir de la cité des Boute-en-Train, qui pourrait prendre la forme “d’une ferme urbaine”. De quoi donner l’envie aux dealers de cultiver le cannabis sur place en attendant sa dépénalisation…

Source: AFP

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