Corona-prisons? De véritables centres de détention pour ceux qui violent les règles du confinement

Corona-prison à Dresde / Photo: Bild
Corona-prison à Dresde / Photo: Bild

Se retrouver dans un camp parce qu’on est testé positif au coronavirus, qu’on refuse le vaccin ou qu’on n’obéit pas à la lettre au dispositif du confinement? Les mesures sanitaires dans plusieurs pays deviennent tellement dures et exagérées que l’on aurait tendance à croire à un canular ou à une théorie complotiste. Et pourtant les faits sont là.

L’Allemagne durcit sa politique de confinement, à un point tel qu’elle a jugé nécessaire de menacer les contrevenants d’un bref séjour dans la prison spéciale pour Covido-réticents.

Au printemps 2020, Petra Köpping, la ministre régionale de la Santé socialiste, a proposé d’envoyer les contrevenants aux obligations liées à la quarantaine dans des hôpitaux psychiatriques. Ces projets ont été abandonnés, tout comme l’idée de les placer dans des hôtels ou des hôpitaux, mais d’autres solutions ont été envisagées.

Le Land allemand de Saxe va créer un centre pour le “placement forcé” de ceux qui ont été pris à plusieurs reprises pour avoir violé les restrictions sanitaires. L’installation sera basée à Dresde, selon les autorités policières locales.

Un centre d’accueil pour les réfugiés, construit en 2017 à Dresde pour 30 millions d’euros, va être adapté à cette fin. Les conditions et le coût de l’hébergement dans la nouvelle installation ne sont pas indiqués. Cependant, la zone est clôturée et la police sera chargée de sa surveillance.

Le ministère des Affaires sociales a confirmé le projet. Pour se retrouver dans la corona-prison, il faudra une ordonnance du tribunal sur demande du département de la Santé/ “La procédure est progressive: rappel à la loi, amende, ordonnance du tribunal”, a déclaré le ministère.

Le même type de répression est en vigueur, ou planifié, dans d’autres pays occidentaux, dont les États-Unis et la Nouvelle Zélande.

Au début de l’année, un député de New York a également présenté un projet de loi qui donnait au gouverneur de l’État le pouvoir d’enfermer et de détenir les “porteurs de maladies” dans les installations aménagées pour la quarantaine sanitaire.

Le projet de loi A416, rédigé par Nick Perry, membre démocrate de l’Assemblée de l’État de New York, demande le “placement et/ou la détention” des personnes identifiées comme “cas, contact ou porteur” d’une maladie contagieuse.

Le projet de loi permet apparemment au gouverneur ou au responsable de la santé d’approuver unilatéralement de telles détentions et une ordonnance du tribunal est requise dans les 60 jours suivant la détention.

En d’autres termes, un citoyen peut être confiné dans un centre de détention pour une durée maximale de 60 jours sans aucun contrôle judiciaire.

Même son de cloche aux antipodes: les autorités néo-zélandaises ont déclaré l’année dernière qu’elles placeraient toutes les nouvelles personnes infectées par le Coronavirus et les membres de leur famille proche dans des “installations de quarantaine”.

Jacinda Ardern, le Premier ministre, a clairement indiqué que toute personne se trouvant dans l’installation de quarantaine et refusant de subir un test de dépistage du Coronavirus y serait tout simplement maintenue pendant au moins 14 jours.

Sources : Bild

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