Un réseau kurde de passeurs de “migrants” vers l’Angleterre démantelé

Image d'illustration/DR
Image d'illustration/DR

Cinq Kurdes de nationalités iranienne et irakienne ont été présentés hier au tribunal judiciaire de Tours, en Indre-et-Loire. Ils doivent être jugés pour association de malfaiteurs, aide au séjour irrégulier en bande organisée, et détention d’armes de guerre.

Interpellés au début de la semaine par les gendarmes de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) d’Indre-et-Loire sur l’aire de repos de La Fontaine-Colette, au nord de Tours, et sur celle d’Usseau, dans la Vienne, ils sont soupçonnés d’être des passeurs très actifs appartenant au réseau dit de “l’autoroute A10”.

Ces passeurs vivaient dans des cabanes de fortune construites cachées aux abords de l’autoroute, ou dans leurs voitures. Ils profitaient de la nuit pour forcer, à l’insu des chauffeurs, des camions qu’ils pensaient être en route vers l’Angleterre.

Des voitures ouvreuses devançaient le convoi pour éviter d’éventuelles opérations de contrôle. Il s’agissait de véhicules volés équipés de fausses plaques, dont un a été retrouvé cette semaine garé dans le quartier de la Goutte d’or, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Les gendarmes les avaient à l’œil depuis le mois de novembre. Une enquête avait été lancée après plusieurs règlements de compte sanglants entre passeurs entre octobre 2019 et février 2020.

Les enquêteurs ont balisé leurs voitures et constaté que ces passeurs dormaient peu et qu’ils faisaient presque toutes les nuits des allers et retours vers Calais, le principal point de passage de la France vers le Royaume-Uni.

Pour fuir la pression policière trop forte dans le Pas-de-Calais, les passeurs avaient déplacé leurs activités plus au sud, en Île-de-France, ainsi que dans les départements limitrophes.

Les cinq Kurdes, âgés de 19 à 26 ans, ont été placés en détention provisoire. Ils ont demandé un délai pour préparer leur défense et seront jugés le 17 mars. Onze “migrants” qui s’apprêtaient à partir sont également aux mains des gendarmes.

Source: Le Parisien

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici