Les traversées illégales de la Manche en 2020 : 15 000 clandestins impliqués!

Image d'illustration Photo: Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord
Image d'illustration Photo: Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord

Quelque 15 000 étrangers en situation irrégulière ont tenté de traverser la Manche depuis l’Europe continentale à bord de petites embarcations en 2020, selon l’agence de l’Union européenne Europol.

Europol a déclaré dans des chiffres publiés jeudi que de janvier à la mi-décembre 2020, “les autorités policières des pays concernés ont enregistré plus de 1300 incidents impliquant plus de 15 000 étrangers en situation irrégulière traversant la Manche à bord de petites embarcations“.

Ce chiffre comprend les traversées réussies, les tentatives de traversée stoppées par les autorités européennes et la découverte d’équipements nautiques associés à des traversées illégales. On estime que 8500 personnes ont débarqué au Royaume-Uni l’année dernière, mais cela ne comprend pas celles qui ont réussi à échapper à la détection de la police des frontières britannique, glissant ainsi dans l’économie souterraine.

Le document indique que le Royaume-Uni reste “parmi les pays de destination privilégiés” pour les clandestins, la plupart des départs ayant lieu depuis le nord de la France — Calais et Dunkerque — et dans une moindre mesure depuis la côte belge.

Une première forte augmentation a été enregistrée en octobre 2018, et depuis 2019, le nombre d’incidents liés au trafic de migrants dans de petites embarcations (bateaux gonflables à coque rigide ou canots pneumatiques à coque rigide) à travers la Manche est en augmentation. Cette tendance s’est poursuivie, et le nombre d’incidents a encore augmenté de manière significative tout au long de l’année 2020.

En 2020, c’était le principal mode opératoire utilisé par les réseaux de trafic de migrants proposant des services de contrebande de l’UE vers le Royaume-Uni et plus souvent rencontré que la contrebande dans les camions ou autres véhicules utilisant le tunnel sous la Manche“, selon le rapport.

Europol a indiqué que pendant de nombreuses années, le trafic de migrants à l’arrière de camions en provenance de France, de Belgique et des Pays-Bas a été la méthode “la plus courante” de migration illégale à travers la Manche, les débarquements de bateaux n’ayant lieu qu'”occasionnellement“.

L’organisation estime que de multiples facteurs ont entraîné le passage des gangs de passeurs criminels du camion au petit bateau, notamment des contrôles douaniers plus systématiques introduits en février 2020 dans le tunnel sous la Manche entre Calais et Douvres, ainsi qu’une extension des clôtures le long des routes de Calais vers le tunnel.

Les mesures visant à restreindre les mouvements de personnes de l’Europe continentale vers les îles britanniques depuis mars en raison de la pandémie de coronavirus chinois ont également été prises en compte.

Europol estime également que les migrants préfèrent prendre un petit bateau sur la voie navigable la plus fréquentée du monde plutôt que de risquer d’étouffer à l’arrière d’un camion.

Selon Europol, les voyages illégaux sont coordonnés par “plusieurs groupes du crime organisé“, qui opéreraient en Belgique, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, ainsi qu’en Grande-Bretagne, et factureraient 3000 euros par personne. Ces groupes sont responsables de certains des “départs massifs impliquant plusieurs bateaux partant simultanément“.

Source: Europol

Promo de Noël! Les passeurs offrent aux clandestins moins 70% sur la traversée de la Manche

1 COMMENTAIRE

  1. Bon business ( 3000 € x 15 000 = 45 000 000 € )
    Je vais changer de métier et ouvrir une ligne Baie des Trépassés à destination du Néant le tout à bord de vaisseaux de pierre.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici