Coronavirus ou pas, l’Allemagne est toujours le paradis d’immigration illégale

Image d'illustration Photo: Fotolia
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Bien que la mobilité internationale ait été sévèrement limitée en raison de la pandémie, l’immigration et les demandes d’asile en Allemagne sont restées relativement élevées. La plupart des candidats venaient de Syrie, suivie par l’Afghanistan, l’Irak et la Turquie.

Selon les chiffres sur l’asile publiés par l’Office allemand des migrations et des réfugiés (BAMF) pour 2020, 102 581 demandes d’asile ont été déposées pour la première fois. Ce chiffre est inférieur de 28% à celui de l’année précédente (142 509).

Avec les deuxièmes demandes d’asile, principalement déposées par des demandeurs d’asile déboutés qui vivent déjà en Allemagne, il y en a eu au total 122 170 demandes.

Ces demandeurs tentent une fois de plus d’être reconnus en racontant une nouvelle histoire, plus cohérent que la première fois. Toutefois, certains demandeurs qui reviennent après une expulsion ou un départ volontaire utilisent également ces demandes.

Malgré la pandémie et les restrictions de voyager, le nombre de demandes d’asile était encore supérieur au niveau des années avant 2013. Dans l’histoire de la République fédérale, ce n’est que dans les années 1990 à 1999, puis à nouveau seulement dans les années 2013 à 2019, qu’il y a eu plus de demandes d’asile qu’en 2020.

Les principaux pays d’origine des candidats en 2020 étaient la Syrie (36 000), l’Afghanistan et l’Irak (10 000 chacun) et la Turquie (6000).

Au total, en 2020 le BAMF a statué sur 145 071 demandes sur les lesquelles:

  • 18 950 ont obtenu une protection subsidiaire
  • 5702 ont obtenu une interdiction d’expulsion
  • 46 586 ont été rejetées
  • 36 015 autres ont été réglées autrement (par exemple en les refilant à un autre pays de l’UE).

Le statut de protection subsidiaire est accordé aux migrants qui ne sont ni persécutés individuellement ni originaires de régions déchirées par la guerre et qui ne méritent pas l’asile, mais on leur trouve un autre prétexte pour ne pas les expulser (maladies ou “dangers existentiels”). En conséquence, le taux de protection est passé de 38% à 43%.

Source: Die Welt

124 000 clandestins de plus en 2020! L’immigration illégale en Europe n’a que peu baissé

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