Pour vaincre la censure sur Facebook, parlez comme le Capitaine Haddock!

Le Capitaine de la langue française. Image d'illustration / Photo: DR
Le Capitaine de la langue française. Image d'illustration / Photo: DR

Les algorithmes Facebook sont de plus en plus tyranniques: il suffit désormais d’écrire un mot, un seul, faisant possiblement allusion au racisme, à la xénophobie, à l’homophobie ou à l’islamophobie, pour se retrouver bloqué 24 heures, une semaine ou à vie!

Pourtant, nous sommes français, et nous ne supportons pas de devoir parler comme des énarques, des bureaucrates, des bobos ou des journalistes de LCI. Pour vivre heureux, nous avons besoin de grossièreté, d’argot, de sarcasmes, d’insultes et de beaucoup de rires.

Une seule solution: parler comme le Capitaine Haddock. Lui seul marie à la perfection l’injure la plus agressive et la langue française la plus subtile. Ce qui permet de contourner les radars algorithmiques de Facebook, et de s’exprimer librement.

Sur cette formidable page Wikipédia, vous retrouvez l’intégralité du fabuleux vocabulaire du Capitaine Haddock. Il ne vous reste plus qu’à passer à l’action.

Des exemples? Traitez Macron d’ectoplasme, Schiappa de bachi-bouzouk, Darmanin de bougre d’extrait de cornichon, Castex de faux jeton à la sauce tartare, Véran de graisse de trombone à coulisse, et les membres du Conseil Scientifique de loups-garous à la graisse de renoncule de mille tonnerres de Brest. Vous ferez rire vos amis, et tout le monde comprendra qu’en réalité, vous traitez tous ces gens de [inscrivez ici le mot hyper-vulgaire de votre choix], de [inscrivez ici le mot qui choque le plus les bobos de gauche] et de [inscrivez ici le mot qui pourrait vous valoir de la prison avec sursis].

Mille millions de mille sabords! On ne se laissera jamais museler! Vive le Capitaine Haddock! Et vive le Général Cambronne, l’homme qui a crié “Merde!” à la bataille de Waterloo. Voici ce qu’en dit Victor Hugo…

“Le lecteur français voulant être respecté, le plus beau mot peut-être qu’un Français ait jamais dit ne peut lui être répété. Défense de déposer du sublime dans l’histoire. À nos risques et périls, nous enfreignons cette défense. Donc, parmi tous ces géants, il y eut un titan, Cambronne. Dire ce mot, et mourir ensuite. Quoi de plus grand! Car c’est mourir que de le vouloir, et ce n’est pas la faute de cet homme, si, mitraillé, il a survécu.

L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, ce n’est pas Napoléon en déroute, ce n’est pas Wellington pliant à quatre heures, désespéré à cinq, ce n’est pas Blücher qui ne s’est point battu; l’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. 

Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre. Faire cette réponse à la catastrophe, dire cela au destin, donner cette base au lion futur, jeter cette réplique à la pluie de la nuit, au mur traître de Hougomont, au chemin creux d’Ohain, au retard de Grouchy, à l’arrivée de Blücher, être l’ironie dans le sépulcre, faire en sorte de rester debout après qu’on sera tombé, noyer dans deux syllabes la coalition européenne, offrir aux rois ces latrines déjà connues des césars, faire du dernier des mots le premier en y mêlant l’éclair de la France, clore insolemment Waterloo par le mardi gras, compléter Léonidas par Rabelais, résumer cette victoire dans une parole suprême impossible à prononcer, perdre le terrain et garder l’histoire, après ce carnage avoir pour soi les rieurs, c’est immense.”

Sources: Vocabulaire du capitaine Haddock, sur Wikipédia, Les Misérables.

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