Des casques bleus tués en République centrafricaine. Un sacré bordel: rébellion armée, élections, intervention russe…

Casques bleus / Photo: Minusca
Casques bleus / Photo: Minusca

Des “combattants armés” non identifiés ont tué trois soldats de la paix du Burundi en République centrafricaine, quelques heures après qu’un groupe rebelle combattant le gouvernement eut annulé une trêve unilatérale et réitéré les appels à la suspension d’une élection générale prévue dimanche.

Les attaques contre les soldats de la paix de l’ONU et les troupes centrafricaines ont eu lieu à Dekoa, dans la préfecture de Kemo, et à Bakouma, dans la préfecture de Mbomou, au sud du pays, ont déclaré les Nations unies dans une brève déclaration.

Trois soldats de la paix du Burundi ont été tués et deux autres ont été blessés“, indique le communiqué, sans donner plus de détails.

Ces attaques ont eu lieu alors que le pays se préparait aux élections présidentielles et législatives, considérées comme un test clé pour la capacité du pays à retrouver la stabilité après des décennies de troubles politiques et de conflits armés.

Le président Faustin-Archange Touadera, qui brigue un nouveau mandat, est le favori pour remporter l’élection présidentielle parmi pas moins de 17 candidats.

Mais plusieurs groupes d’opposition ainsi qu’une coalition de groupes armés récemment formée — la Coalition des patriotes pour le changement — ont demandé un report du vote après le rejet par la Cour suprême de la RCA de plusieurs candidatures à l’élection.

Parmi les personnes interdites de participation figurent l’ancien président François Bozize, qui a été démis de ses fonctions en 2013 à la suite d’une rébellion menée par les combattants de la Seleka, une coalition ethnique à coloration religieuse musulmane.

La Coalition des milices armées, formée le 19 décembre, qui contrôle les deux tiers du pays, a lancé une offensive la semaine dernière et menacé de marcher sur la capitale, Bangui.

Leur progression a été stoppée avec l’aide internationale: la Russie et le Rwanda ont envoyé des troupes pour soutenir le gouvernement, tandis que l’ONU a également envoyé 300 soldats de la paix en RCA jeudi pour aider le pays à “sécuriser les élections”.

Après le rejet par le gouvernement d’une brève trêve unilatérale proposée par les rebelles, les combats avaient repris à Bakouma, à environ 250 km à l’est de Bangui. La progression des rebelles vers Bangui a été arrêtée par les forces de l’ONU, qui compte plus de 12 500 soldats dans le pays.

Plusieurs candidats de l’opposition avaient arrêté leur campagne, demandant un report des élections, invoquant des problèmes de sécurité. Parmi eux, Jean-Serge Bokassa, le fils de l’ancien empereur centre-africain Jean-Bedel.

Source: AP

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