76 mosquées bientôt “contrôlées”. Pourquoi si peu, pourquoi si tard?

Mosquée de Pantin
Photo: DR

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé hier soir que des “contrôles” allaient être réalisés dans 76 mosquées partout en France, pour, selon la terminologie à la mode dans les “éléments de langage” de la Macronie, “lutter contre le séparatisme”.

Cette annonce n’est en fait que la révélation au public d’une note adressée à tous les préfets le 27 novembre dernier. “76 mosquées soupçonnées de séparatisme vont être contrôlées dans les prochains jours et celles qui devront être fermées le seront”, selon les termes du ministre.

Seize de ces mosquées “suspectes” sont situées en région parisienne: trois en Seine-Saint-Denis, trois dans le Val-d’Oise, une en Seine-et-Marne et une autre dans l’Oise. Les autres cibles n’ont pas été divulguées, ce qui est probablement plus sage, mais sont probablement dans les Hauts-de-Seine ou dans ces mêmes département, voire dans Paris.

Parmi ces trois mosquées de Seine-Saint-Denis, une n’a pas appliqué la décision de fermeture du maire de la ville, une seconde a continué d’organiser des prières malgré une fermeture officielle l’an passé, et la dernière a reçu un avis défavorable de la commission de sécurité.

Les 60 autres lieux de culte islamistes visés par Gerald Darmanin sont éparpillés un peu partout dans le reste de la France. Deux mosquées sont concernées dans l’Hérault, deux dans le Vaucluse, les autres se trouvant, entre autres, dans le Nord, le Bas-Rhin, en Moselle, en Haute-Garonne et dans le Var.

En outre, à la demande du ministre, dix-huit lieux de culte vont être visés par des “actions immédiates” pouvant aller, selon ses dires, jusqu’à une fermeture, comme ce fut le cas pour la grande mosquée de Pantin. Mais cette dernière n’est en réalité fermée que pour six mois et ses responsables multiplient les recours pour tenter de faire annuler les mesures prises à leur encontre.

Tout cela est bel et bon, mais on ne peut s’empêcher de penser que les mosquées dangereuses, notamment celles qui affichent ouvertement leur adhésion à l’idéologie dite salafiste, sont identifiées depuis longtemps et que ces “actions” affichées sont bien tardives.

Idem pour nombre de prédicateurs incitant au “djihad“, d’associations islamistes subventionnées, et d’entrepreneurs identitaires en tous genres. Et tant que la Macronie frileuse refusera de viser franchement l’islamisme et persistera à utiliser le critère flou et imprécis de “séparatisme“,  la plupart d’entre eux échapperont aux gesticulations du ministre…

Source: Actu 17

 

 

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