Pour éviter “une escalade de violence”, les gendarmes laissent se produire la rave-party

Image d'illustration / Photo: DR
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“Ils ont investi les lieux vers 19h, sans l’accord du propriétaire de cette friche récemment acquise et qui est destinée à des travaux”, a expliqué le commandant de la brigade de Saint-Marcellin dans l’Isère. De samedi soir à dimanche midi, plus de 200 teufeurs ont pu s’amuser sous le nez et à la barbe des gendarmes.

Les militaires ont tenté de s’interposer mais “ont subi quelques jets de pierres” et ont préféré éviter “une escalade de violence sur un site” non sécurisé et de nuit, malgré la nuisance pour les riverains. “Le cadre légal permettant de confisquer le matériel à partir de 500 personnes n’était pas applicable”, a précisé le commandant.

La fête sauvage a nécessité la mobilisation d’une quarantaine de gendarmes, et n’a pris fin qu’à la suite de l’incendie accidentel du camion sono. Au lieu de rétablir l’ordre, les gendarmes se sont contenté de jouer les supplétifs du Trésor Public en dressant “plus d’une centaine de procès-verbaux”.

Les teufeurs ont été verbalisé pour “non-respect du confinement, absence d’attestation, non-port du masque”. Ainsi que pour une dizaine de délits (infractions routières, détention de stupéfiants), mais aucun pour la violation de propriété.

“Ça s’est dispersé dans le calme, le site a été rendu dans un état correct mais le propriétaire a déposé plainte pour intrusion et occupation illégale”, a précisé le gendarme.

“Une enquête est aussi ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui pour retrouver les organisateurs de la soirée”. Les pompiers ont été sollicités à deux reprises: pour un poignet fracturé et pour des brûlures provoquées par l’incendie de la sono.

Source: AFP

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