Une coiffeuse britannique invoque un article juridique datant du Moyen Âge pour continuer d’exercer

Sinead Quinn, la coiffeuse rebelle de Bradford/DR
Sinead Quinn, la coiffeuse rebelle de Bradford/DR

Opposés aux mesures liberticides du gouvernement britannique, plusieurs commerçants, dont Sinead Quinn, une coiffeuse près de Bradford, dans le nord de l’Angleterre, s’y opposent en invoquant la Magna Carta, un texte fondateur de la démocratie, pour continuer d’exercer librement leur activité.

La Magna Carta a été signée le 15 juin 1215 par le roi d’Angleterre Jean Sans Terre suite à la révolte des barons soucieux de limiter l’arbitraire royal. Invoquant ce célèbre texte historique, Sinead Carta est devenue une héroïne chez les résistants au confinement.

La coiffeuse a cumulé 17 000 livres (environ 19 000€) d’amendes pour avoir maintenu son salon ouvert, malgré le confinement débuté début novembre en Angleterre. “Je ne consens à aucune amende”, dit-elle à un policier dans une vidéo. “Je n’enfreins aucune loi. J’exploite mon entreprise en vertu du common law”, justifie-t-elle..

Dans une autre publication sur Instagram, Sinead Quinn cite “l’article 61” de la Magna Carta pour défendre “le droit de s’opposer à la loi si nous sentons que nous sommes injustement gouvernés”. D’autres rebelles invoquent la Magna Carta pour rester ouverts comme un salon de tatouage à Bristol et une salle de jeux pour enfants à Liverpool.

Les forces de l’ordre n’ont pas été sensibles à ce fondement juridique datant de huit cents ans, et ne se sont pas privés d’infliger des amendes en assurant que seules les décisions prises par le gouvernement étaient valables.

Source: AFP

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