Aux Canaries, une maire veut que le gouvernement vire les migrants sous un mois: “Notre solidarité a une date d’expiration au 31 décembre”

Onalia Bueno / Photo: Twitter
Onalia Bueno / Photo: Twitter

La querelle pour savoir où loger les clandestins africains arrivant en masse par bateau aux îles Canaries s’est encore aggravée jeudi, lorsque le maire de la ville la plus touchée a demandé au gouvernement espagnol de les transférer hors des hôtels locaux.

Plus de 20 000 Africains de l’Ouest et Marocains ont atteint l’archipel dans l’océan Atlantique par bateau ou ont été repêchés en mer par les garde-côtes jusqu’à présent cette année, contre 1500 à la même période en 2019.

Onalia Bueno, maire de Mogán, dans l’île de Gran Canaria, a déclaré que le gouvernement devrait retirer 3471 migrants, y compris des prétendus mineurs non accompagnés, de dix hôtels de sa commune d’ici la fin de l’année, lorsque les contrats des hôteliers expireront, et les loger dans des installations gouvernementales, y compris sur le continent.

La solidarité de Mogán a une date d’expiration au 31 décembre“, a déclaré Onalia Bueno. Elle craint que la nouvelle de l’hébergement temporaire des migrants dans les stations balnéaires ne ternisse l’image des îles en tant que destination touristique.

Entrée dans la résistance contre la folie migratoire, Onalia Bueno a menacé les hôtels de leur infliger des amendes pouvant atteindre 300 000 euros s’ils continuaient à louer des chambres au gouvernement l’année prochaine.

Nous ne pouvons pas continuer à laisser la Grande Canarie devenir une prison, une Lampedusa ou une Lesbos en raison de l’inaction et du manque de coordination de ce gouvernement“, a-t-elle déclaré.

La secrétaire d’État espagnole à la migration, Hana Jalloul, a rejeté l’ultimatum en disant que les hôtels sont une solution transitoire adéquate étant donné la chute du tourisme causée par le confinement.

Source: AP/ El Pais

L’Espagne refuse que les Canaries soient “une nouvelle Lesbos”: l’immigration multipliée par dix

7 Commentaires

  1. Hana Jalloul, ministre de (l’organisation de) la migration… tout est dit. Un gouvernement de dhimmis soumis. De gauche, quoi.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici