Au Brésil, les supermarchés français Carrefour, cibles des émeutiers Black Lives Matter

Photo: Twitter
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Le Brésil, comme la France et l’Angleterre, singe les États-Unis. Plus de 1000 manifestants ont attaqué un supermarché Carrefour dans la ville de Porto Alegre, dans le sud du Brésil, vendredi, après que des agents de sécurité du magasin ont battu à mort un homme noir.

La gauche et les indigénistes de tous les pays veulent leur propre affaire George Floyd. Au Brésil, ils ciblent les supermarchés Carrefour après la mort de Joao Alberto Silveira Freitas, un Brésilien noir de 40 ans, battu à mort après avoir proféré des menaces.

L’incident, qui a déclenché une vague de protestations, s’est déroulé jeudi soir, lorsqu’une employée du magasin a appelé les agents de sécurité après qu’un homme a menacé de l’attaquer, selon la police.

Escorté en dehors du magasin par deux agents de sécurité, l’homme, de posture imposante a commencé à donner des coups de poing aux gardiens, ce qui a déclenché une bagarre. L’agresseur, maîtrisé avec une technique qui évoque le cas de George Floyd, est mort probablement par suffocation.

Les deux gardes ont été arrêtés par la police qui mène l’enquête.

Dans un communiqué publié vendredi, la branche locale de Carrefour a déclaré regretter profondément l’incident, et a annoncé avoir pris des mesures pour que les responsables soient punis.

Cet incident a immédiatement servi de prétexte pour mobiliser la branche locale de Black Lives Matter.

À Porto Alegre, des manifestants ont distribué des autocollants, qu’ils ont eu le temps d’imprimer, représentant le logo de Carrefour taché de sang et ont appelé au boycott de la chaîne. Pourquoi Carrefour et non pas la société de sécurité ou la police? La désignation d’un ennemi est primordiale dans la stratégie gauchiste et une chaîne française, donc étrangère, fait très bien l’affaire.

Des émeutes ont éclaté vendredi soir quand des manifestants ont brisé des fenêtres et s’en sont pris aux véhicules de livraison garés sur le parking du magasin. Selon un témoin, la police aurait fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

À Sao Paulo, des dizaines de manifestants ont brisé les vitres d’un magasin Carrefour, arraché les portes et ont pris d’assaut le bâtiment, déversant des produits dans les allées avant de se disperser.

Devant un Carrefour de Rio de Janeiro, près de 200 personnes ont rempli des caddies de bœuf, une allusion au dicton brésilien selon lequel “la chair noire est la viande la moins chère du marché”. Ils ont tenu des pancartes Vidas Negras Importam (Black Lives Matter), en scandant “Hé Carrefour, tu peux fermer! Vous avez tué notre frère, vous ne resterez plus ouvert!“.

Le 20 novembre, jour férié dans plusieurs régions du Brésil, est célébré comme “le jour de la conscience noire.”

Sources : Reuters/ Twitter/ O Globo

1 COMMENTAIRE

  1. […] A Porto Alegre, où la victime a succombé suite aux violences des agents de sécurité, la police a dispersé une manifestation avec des grenades lacrymogènes et assourdissantes, selon la télévision locale. « Carrefour, il peut fermer, il a tué notre frère, ça ne peut plus continuer!« , scandaient des dizaines de jeunes portant des banderoles et des masques avec le slogan « Black Lives Matter« . […]

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