Cette esthéticienne de 27 ans envoyée à l’abattoir pour payer les charges de son institut fermé

Malvina Tréfine/DR
Malvina Tréfine/DR

De l’institut de beauté à l’abattoir, Malvina Tréfine, 27 ans, n’a pas eu vraiment le choix de ce changement de décor pour se sauver de la ruine. Son établissement condamné à la fermeture par le gouvernement sous prétexte qu’il serait “non-essentiel”, la jeune femme a dû retrouver du travail par une agence d’intérim.

Inscrite dès le jeudi 29 octobre, Malvina décroche une mission deux jours plus tard. Une mission de deux semaines à l’abattoir de la Cooperl à Lamballe, dans les Côtes-d’Armor. “Je savais que ce serait dans l’agroalimentaire car c’était le seul secteur où je pouvais travailler rapidement.”

L’esthéticienne a été contraint à cela pour pouvoir payer les charges du mois de novembre. “Au premier confinement, j’avais eu des aides mais elles ne permettaient pas de payer toutes mes charges fixes et mes fournisseurs. Donc, pour ne pas me retrouver dans le rouge, j’ai préféré travailler, régler toutes mes charges en temps et en heure et ne pas les suspendre et les payer en quelques mois”, précise la courageuse jeune femme.

Pas de maquillage, pas de bijoux, l’ambiance de l’abattoir tranche avec celle de son institut de beauté ouvert il y a près de trois ans, dans le quartier Robien à Saint-Brieuc, mais poussée par la nécessité Malvina s’adapte très bien à son nouveau travail de 13h à 21h.

En attendant que le gouvernement daigne l’autoriser à rouvrir, l’esthéticienne prépare aussi les coffrets ou cartes cadeaux que ses clientes commandent sur sa page Facebook pour Noël.

Source: France Bleu, Facebook

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici