Une prof en banlieue témoigne: Depuis l’assassinat de Samuel Paty, le tiers de mes élèves contestent le programme

Image d'illustration/Pixabay
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Une professeur de Français en banlieue parisienne a publié hier dans Ouest-France un fort inquiétant témoignage sur l’état d’esprit de ses élèves depuis l’assassinat de Samuel Paty: un bon tiers d’entre eux manifeste un redoutable décalage par rapport à nos valeurs.

Cela fait six ans que j’enseigne“, raconte-t-elle.” J’aime ce métier que j’ai découvert par hasard, après avoir travaillé dans le milieu de l’événementiel. Mais j’ai l’impression que les choses évoluent, et pas dans le bon sens“.

Après l’attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015, il y a eu spontanément une forme d’unité nationale“, continue l’enseignante. “Bien sûr, on a entendu des phrases comme ils l’ont bien cherché“. On a entendu des élèves le dire, mais c’était très rare”.

Lors de la rentrée du 2 novembre, elle a fait un cours sur les caricatures, sans jamais prononcer ce mot ni montrer celles de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Le cours en question s’est plutôt bien passé.

Mais ensuite, elle a demandé aux élèves de prendre une feuille et de répondre, anonymement, à ces trois questions: “Que s’est-il passé le 16 octobre?“, “Qu’avez-vous retenu du discours d’Emmanuel Macron lors de l’hommage à Samuel Paty?“, et “Y a-t-il des points que vous souhaitez évoquer?“.

À la lecture des résultats, l’enseignante dit être “tombée de sa chaise“. Un bon tiers de ses élèves réagissaient par des remarques et questions sidérantes, et malheureusement révélatrice de l’état d’esprit d’une bonne partie de la jeunesse française. Voici un résumé de leurs réponses:

  • Ce n’est pas normal de critiquer l’islam, comme les autres religions, d’ailleurs“.
  • C’était mieux avant quand il n’y avait pas de liberté d’expression
  • Pourquoi les caricatures sont-elles aux programmes?(sic)
  • Je ne vois pas l’intérêt de parler de tout ça“.

Oui, un tiers d’une classe conteste le programme, rejette la liberté d’expression et veut protéger l’islam de toute critique. L’article se garde d’ailleurs prudemment de toute information sur la religion des dits élèves…

L’enseignante cite d’autres exemples, comme un élève de seconde qui, pour un exposé, a flouté le sexe d’une statue de Modigliani parce qu’il le trouvait “inconvenant“, d’autres qui se disaient choqués par Persépolis, la bande dessinée devenue un film de Marjane Satrapi sur sa jeunesse en Iran, ou un autre encore demandant “Pourquoi Dieudonné, il perd tous ses procès, et Charlie Hebdo, jamais?

FL24 comprend le désarroi de ce professeur, mais pas sa surprise : nous vous alertons sans cesse sur ce qu’est en train de devenir notre jeunesse sous les assauts conjugués des pédagogistes gauchistes de l’Éducation Nationale et des islamistes.

Cerise sur le gâteau: après un échange autour de ces réponses, l’enseignante a demandé à ses élèves, dans une tentative pour détendre l’atmosphère: “Rassurez-moi, vous n’allez pas me décapiter?” Un élève lui a répondu “Vous inquiétez pas. Pas vous…”

Source: Ouest-France

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