Leur victime reste tétraplégique! Les agresseurs libérés après quatre jours de détention

Lorenzo et sa mère à l'hôpital/Photo: DR

Le jeune Lorenzo, 24 ans, a été tabassé dans la nuit du 24 août sur un parking de Lattes, dans l’Hérault. La violence des coups l’a laissé tétraplégique et incapable de parler. Il n’a donc toujours pas été entendu par le juge d’instruction, mais sa famille réclame justice.

Cette nuit du 24 août, vers 4h30 du matin, il s’était arrêté avec trois de ses meilleurs amis sur un parking pour prolonger la soirée, après avoir raccompagné un autre copain chez lui.

Ils écoutaient de la musique sur ce parking et Lorenzo dansait, quand deux jeunes qu’ils connaissaient et qui rentraient d’une autre soirée les ont aperçus depuis la route et les ont rejoints. L’un des deux individus s’en est alors pris à Lorenzo, avant d’appeler des renfort.

Selon les témoignages recueillis lors de l’enquête, sept autres personnes, dont trois jeunes filles, sont arrivées sur place et des violences ont éclaté. “Mon fils a été immédiatement poussé dans un fossé et ils se sont acharnés à deux sur lui. Il y en a un qui lui a donné des coups sur la nuque avec son genou ou son tibia“, raconte sa mère à qui les amis de Lorenzo ont relaté les faits.

Il est désormais cloué sur un lit d’hôpital, au CHU Lapeyronie. Paraplégique jusqu’à la poitrine, ses bras et ses mains ne fonctionnent plus normalement. Quatre de ses cervicales ont été fracturées, la C7 (septièmee vertèbre cervicale) a explosé” et la moelle épinière a été touchée.

Lorenzo est resté seize jours dans le coma. Ses poumons ne fonctionnent plus seuls, il ne peut respirer que grâce à une trachéotomie,. Il ne peut même plus manger, se laver les dents, aller aux toilettes…“, décrit sa mère qui, tout comme le beau-père du jeune homme, a dû arrêter de travailler pour s’occuper de lui.

Ils ne savent même pas quand il pourra sortir de l’hôpital: Il a déjà fait cinq infections pulmonaires, il a failli mourir deux fois depuis qu’il est là. Il y a aussi le risque du Covid“, confie la mère désespérée .

Et au-delà de la douleur, elle a aussi toutes les raisons d’être en proie à une grande colère: trois individus suspectés d’avoir commis ces violences le 24 août avaient été placés en détention provisoire par un juge de la liberté et de la détention sur réquisition du parquet.

Mais ils ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire quatre jours plus tard, grâce à une procédure en urgence de référé-liberté devant la cour d’appel: ils auraient en effet “présenté des garanties de représentation“!

C’est écœurant, l’un d’eux a même fêté son anniversaire le lendemain. Je veux que justice soit faite à hauteur de l’état de mon fils. On ne lâchera rien “, promettent les parents, qui disent pourtant beaucoup espérer du prochain rendez-vous avec le juge d’instruction.

Source: Midi Libre

 

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