“Les îles Canaries, une véritable poudrière migratoire!” Un deuxième camp pour migrants

Image d'illustration / Photo: DR
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Le gouvernement espagnol fait des pieds et des mains pour gérer le flux constant de clandestins venus d’Afrique de l’Ouest vers les îles Canaries. Un deuxième camp sera ouvert, alors que les tensions s’accroissent dans l’archipel.

La création d’un deuxième centre d’hébergement temporaire des immigrés illégaux sur l’île de Grande Canarie intervient alors que les autorités locales et les habitants, excédés, critiquent de plus en plus cette mesure.

Le ministère espagnol de l’intérieur a déclaré que les autorités ont relâché la pression sur un centre d’accueil de fortune surpeuplé, rempli de près de 2300 migrants, sur la côte sud-ouest de l’île, en transférant environ 200 de ses occupants dans un second camp installé dans des bâtiments appartenant à l’armée.

Le quai d’Arguineguín, sur la tranquille côte sud-ouest de la Grande Canarie, est devenue l’épicentre de la crise humanitaire actuelle en Espagne. Des milliers de migrants ont été maintenus sur le quai pendant des jours, dans l’installation initialement prévue pour abriter 400 personnes dans des tentes de la Croix-Rouge.

Officiellement, la police peut retenir les clandestins qui arrivent sans autorisation pendant 72 heures, à moins qu’ils ne doivent être gardés plus longtemps pour respecter une quarantaine s’il s’avère qu’ils sont positifs au coronavirus, ce qui était déjà le cas pour 79 parmi les arrivants.

Le nouveau camp qui ouvrira mercredi pourra accueillir 800 personnes dans des tentes, selon le ministère de l’Intérieur. Il a été installé dans un dépôt de munitions militaires désaffecté à Barranco Seco. Les  arrivants, selon le ministère, peuvent déjà être emmenés directement au nouveau camp.

Cette décision intervient un jour après que 197 clandestins, libérés du camp sur le quai, se sont retrouvés sans aucune disposition pour les loger ou les nourrir. Les habitants ont été tellement inquiets que la maire, Onalia Bueno, a dû intervenir pour organiser des bus afin d’éloigner les clandestins à Las Palmas, la capitale de l’île.

Nous avons dû prendre le contrôle de la situation car nous ne pouvions pas laisser tous ces gens errer dans les rues ou sur l’île sans aucun moyen“, a-t-elle déclaré.

D’habitude, les immigrés sont logés dans des hôtels, payés par le contribuable, dont beaucoup sont vides à cause du confinement.

La députée canarienne Ana Oramas a déclaré au Parlement espagnol que la situation était insoutenable après un afflux de plus de 16 760 migrants dans l’archipel cette année, soit 1000% de plus qu’à la même période en 2019. Plus de la moitié de ce total est arrivée durant ces quatre dernières semaines.

Les îles Canaries sont une véritable poudrière. C’est un volcan avant l’explosion“, a-t-elle déclaré au Parlement mercredi. Les Canaries sont en passe de devenir un enfer migratoire comme Lesbos ou Lampedusa.

Source : Libertad Digital

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