L’Espagne refuse que les Canaries soient “une nouvelle Lesbos”: l’immigration multipliée par dix

Image d'illustration/DR
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“Nous n’allons pas transformer les Canaries en une nouvelle Lesbos”, a déclaré Fernando Grande-Marlaska, le ministre de l’Intérieur espagnol sur la chaîne Antena 3. Refusant que l’archipel espagnol situé au large de l’Afrique connaisse le même sort que l’île grecque noyée par l’immigration clandestine.

Une inquiétude fondée puisque l’Espagne connait depuis le début de l’année un véritable tsunami migratoire avec l’arrivée de plus de 16 000 clandestins d’après l’exécutif régional, soit près de dix fois plus que sur la même période en 2019. “C’est une situation d’urgence”, a-t-il alerté, annonçant le transfert d’un camp débordé par près de 1 800 Africains.

L’invasion est inédite depuis la crise migratoire qu’a connue l’archipel atlantique en 2006. Le nombre d’arrivées depuis le 15 octobre a quasiment dépassé celui entre cette date et le début de l’année. Devant cette ampleur, le gouvernement espagnol va se rendre au Maroc et au Sénégal pour tenter de dissuader les départs et de reprendre les expulsions.

Une solution appuyée par l’UE qui exige le retour des clandestins “qui n’ont pas besoin de protection internationale”, avait expliqué la responsable aux Affaires intérieures Ylva Johansson, en visite la semaine dernière.

Malgré une traversée très dangereuse, les immigrés africains préfèrent désormais davantage la route des Canaries, délaissant le passage par la Méditerranée en raison d’accords de contrôles frontaliers conclus avec la Libye, la Turquie et le Maroc.

Source: AFP

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