Un scénario EXPLOSIF pour Trump: comment rester à la Maison Blanche et rabattre leur caquet aux démocrates

Donald Trump / Photo: Flickr
Donald Trump / Photo: Flickr

Pourquoi les démocrates américains se sont-ils précipités pour déclarer une victoire de Joe Biden à la présidentielle, à grands coups de renforts médiatiques, alors que le décompte des votes n’est pas encore terminé? Voici une petite analyse pour essayer de comprendre ce qui peut se passer aux États-Unis ces trois prochains mois. Et comment Trump peut tenir sa revanche.

Les démocrates, à les observer, sont prêts à déclencher une guerre civile pour faire admettre leur victoire et pousser Trump à abandonner toute tentative de recours juridique, en lâchant leurs chiens de garde d’Antifa et assimilés.

Pourquoi faire, si la victoire de Biden est si évidente? Si le candidat démocrate peut vraiment compter sur les 270 grands électeurs ou plus, pourquoi ne pas laisser faire le système électoral américain? On voit mal Trump se barricader dans la Maison-Blanche.

Pour comprendre les enjeux, il faut se livrer à une petite plongée dans ce fameux système américain, un peu complexe, mais, pour ses lecteurs, FL24 essaie d’apporter un peu de clarté.

D’abord, la première étape :

  • Dans un premier temps, les avocats de Donald Trump vont intenter des procès devant les tribunaux des États partout où une preuve de fraude électorale peut être apportée : Arizona, Nevada, Géorgie, Caroline du Nord, Pennsylvanie, Michigan ou encore Wisconsin.
  • Ces recours prendront une quinzaine de jours, entre les procédures devant les deux instances puis des recours devant les Cours suprêmes des États. Certains de ces jugements provoqueront le recomptage des voix, d’autres, influencés par les démocrates, refuseront de le faire.
  • Les juristes de Trump feront appel des décisions défavorables devant la Cour suprême fédérale qui, s’appuyant sur la jurisprudence Bush vs Gore de 2000, ordonneront le recomptage dans un délai de 7 à 10 jours.
  • Pendant ce temps, les commissions dans les État où le décompte n’est pas encore terminé vont le poursuivre tranquillement, certains voire même la plupart sans tenir compte des ordonnances des tribunaux.
  • La loi oblige les États à former leurs représentations auprès du Collège électoral avant la date limite du 14 décembre. On peut supposer que les démocrates enverront des délégations des grands électeurs, sans tenir compte des ordonnances des tribunaux.
  • Dans ce contexte, le 14 décembre, le Collège électoral élira Biden, indépendamment du fait que les électeurs de certains États voteront illégalement.

Ici commence donc la deuxième phase de ce scénario. Attention, suspens:

  • Selon la loi de 1876 et le 12e amendement à la Constitution de 1804, les résultats des élections nationales sont confirmés par le Congrès lors d’une session conjointe des deux chambres le 6 janvier, présidée par le vice-président Mike Pence.
  • À la demande écrite et motivée d’au moins un député et d’au moins un sénateur, le président de la réunion, c’est-à-dire le vice-président Mike Pence, peut invalider des grands électeurs, surtout que, dans ce cas précis, ils auront été désignés en contradiction avec les décisions des tribunaux, voire de la Cour suprême fédérale.
  • Conformément à la législation, cette décision du président de la séance n’est pas soumise au vote des parlementaires. En clair, Mike Pence peut tout simplement invalider un certain nombre parmi les 538 grands électeurs. Même si cela ne s’est jamais produit dans l’histoire des États-Unis, c’est légal et envisageable. Dans ce cas, aucun des deux candidats — ni Trump, ni Biden — ne pourra réunir la majorité requise des 270 voix.

Et voici donc la troisième phase. Et là, ça chauffe :

  • Si le président ne peut pas être élu par le Grand collège, il est élu par la Chambre des représentants, mais selon un mode de scrutin très particulier: non pas à la majorité des députés, mais par États (c’est-à-dire que 51 voix sont exprimées). Chaque délégation d’État dispose d’un seul vote, décidé à la majorité (on considère qu’une délégation parfaitement divisée s’abstient de voter).
  • À l’heure actuelle, les républicains disposent de la majorité dans 28 États, les démocrates sont majoritaires dans 20 États, tandis que trois États sont à égalité. Pour élire un président, il faut donc 26 voix.
  • Solution extrêmement rare, à ce jour, la Chambre des représentants n’a élu le président qu’en deux occasions: en 1801 et en 1825.
  • Il est impératif que cette élection selon le mode extraordinaire s’achève au plus tard le 20 janvier 2021 à minuit. Si cela n’est pas fait, le Président en exercice sera le président de la Chambre des représentants élu à la majorité simple de la Chambre, donc probablement la présidente actuelle de la chambre basse du parlement américain, Nancy Pelosi.

Ce scénario vous paraît farfelu? Relisez ce décryptage, point par point. Vous allez voir que c’est parfaitement possible.

Source: Wikipedia

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