La France les relâche, le Mali les condamne: deux djihadistes condamnés à mort

Des djihadistes africains au Mali/DR
Des djihadistes africains au Mali/DR

Le 20 novembre 2015, des attaques contre un hôtel et un restaurant de Bamako, la capitale malienne, avaient fait 19 morts, dont 13 étrangers. Les deux terroristes survivants viennent d’être condamnés à mort.

Fawaz Ould Ahmed, dit “Ibrahim 10”, et son co-accusé, Sadou Chaka ont été reconnus coupables mercredi par la justice malienne d’avoir commis les attentats de l’hôtel Radisson Blu et du bar-restaurant La Terrasse, qui avaient ensanglanté Bamako en 2015.

Le 7 mars 2015, des assaillants avaient attaqués le bar-restaurant-boîte de nuit La Terrasse, fréquenté par les expatriés, peu après minuit. Un Belge,  un Français et trois Maliens, dont un policier, avaient été tués, et neuf personnes blessées.

Il s’agissait du premier attentat visant des Occidentaux dans la capitale malienne, mais un autre avait suivi la même année: le 20 novembre, vers h du matin, deux jeunes djihadistes armés de fusils AK-47 avaient attaqué l’hôtel Radisson Blu de Bamako, causant 22 morts.

Les deux attaques avaient été revendiquées par le groupe Al-Mourabitoune, affilié à Al-Quaeda au Maghreb Islamique (AQMI). En 2016, les services de renseignement maliens ont arrêté Fawaz Ould Ahmed, de nationalité mauritanienne.

Il a été présenté comme l’auteur présumé de l’attentat de La Terrasse et le planificateur de celui du Radisson Blu. En outre, il s’apprêtait à commettre un attentat sur des cibles occidentales à Bamako.

La Cour vous a reconnu coupable des faits qu’on vous reproche et ne vous a pas accordé de circonstance atténuante“, a déclaré le président de la Cour d’assises de Bamako après deux jours d’audience. Conformément au système judiciaire malien, le procureur Boubacar Sidiki Samake a ensuite repris la parole et réclamé la peine capitale.

La Cour d’assises anti-terroriste, composée de cinq juges professionnels, s’est alors retirée pour une très courte délibération, puis le président a annoncé la peine de mort pour les deux hommes.

En même temps, pour libérer Sophie Pétronin, une humanitaire franco-suisse déténue en otage et convertie à l’islam, 206 djihadistes ont été relâchés, dont certains impliqués dans les attentats en question et dans bien d’autres.

Source: Dernières Nouvelles d’Alsace

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