Dans son dernier film, Olivier Marchal défend la police: “Ils sont les derniers remparts contre la barbarie”

Le réalisateur Olivier Marchal/DR
Le réalisateur Olivier Marchal/DR

“C’est un film où j’ai voulu montrer la violence d’aujourd’hui”, explique Olivier Marchal, le réalisateur revient avec son sixième film: Bronx, qui sort aujourd’hui sur Netflix. Un polar dur et pessimiste, qu’il a voulu comme un hommage au travail courageux des policiers.

“C’est un film sur la possibilité aujourd’hui d’être flic, parce que c’est très compliqué de faire ce métier, de le faire tout en restant intègre et en respectant les valeurs humaines de fraternité.”, confie-t-il.

“Je trouve que le monde est très violent. J’ai deux potes [policiers] qui se sont suicidés. J’ai voulu démarrer ce film par un suicide pour expliquer comment on peut en arriver là”. Le réalisateur veut rendre hommage à “des hommes ordinaires qui font des choses extraordinaires”.

“Ils le font comme ils peuvent, dans des conditions lamentables et ils continuent d’être les nouveaux héros des temps modernes.” Ne pas parler d’eux serait presque criminel pour cet ancien de la “Maison”.

“Pour moi, ils sont les derniers remparts contre la barbarie. Il y a eux et l’armée. Il y a certaines règles qui doivent être respectées, un certain respect de l’être humain et de l’autre. Ils sont là pour que ça marche à peu près droit. Malgré leur présence, on voit qu’on subit une violence, une agressivité, une tristesse et un chagrin quotidiens…

Ce pays est devenu d’une tristesse absolue, d’une violence absolue. Ça me désarme complètement. J’ai des enfants, qui sont jeunes. J’ai peur pour eux. On est entré dans une ère d’une obscurité absolue et on n’est pas près d’en sortir, malheureusement.”, s’inquiète Olivier Marchal.

“On est en train de payer cash tous les problèmes que l’on traverse depuis des années dans la société française. Personne n’a voulu voir la vérité et personne ne veut en parler. [Ce film] est pour moi une façon de condamner l’apathie de certains gouvernements et des pouvoirs politiques, qui ne font rien pour que la situation s’arrange. J’en ai un petit peu marre que les gens se voilent la face sur certains problèmes qu’il faut savoir affronter frontalement”, lâche le cinéaste.

Bronx se veut un mélange entre le polar français à l’ancienne et les films policiers américains contemporains. “J’essaye de garder cette tradition du cinéma français et d’être moderne dans la mise en scène”, explique Olivier Marchal.

Source: BFMTV

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