Dissoute par le gouvernement, l’ONG salafiste BarakaCity demande l’asile politique à Erdogan

Driss Yemmou président de l'ONG islamiste Baraka City/Youtube
Driss Yemmou président de l'ONG islamiste Baraka City/Youtube

Mercredi 28 octobre, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la dissolution de l’ONG islamiste BarakaCity, pour ses “relations au sein de la mouvance islamiste radicale”. Le ministre avait annoncé sa volonté de dissoudre 51 structures associatives.

Après l’annonce de cette dissolution, le président de l’ONG, l’islamiste Idriss Sihamedi a demandé publiquement “l’asile politique auprès du président Erdogan” pour lui-même, son équipe et l’association BarakaCity, parce qu’il ne se sent “pas en sécurité en France”. L’ONG pourrait installer en Turquie son nouveau siège international.

Selon des expert de la mouvance islamiste, l’ONG salafiste entretient des liens étroits avec la Turquie d’Erdogan. “Il soutient Erdogan car il le voit comme un sultan qui prône le panislamisme et tient un discours anti-occidental” observe un spécialiste des réseaux franco-turcs.

“Avant cet été, Sihamedi était un électron libre, abonde cet autre connaisseur de la mouvance islamiste. À présent, la Turquie cherche à récupérer certaines personnalités françaises influentes en France pour avoir des relais. Sihamedi peut en être un”.

Sur son compte Twitter, BarakaCity était présente en mars 2020 dans la région d’Afrin, en Syrie. Une zone actuellement totalement sous contrôle de la Turquie. “C’est impossible d’y entrer sans l’aval turc”, estime un expert.

Dans le décret de dissolution de l’association, il est par ailleurs fait référence à “l’antenne turque” de BarakaCity, dirigée par “Mehmet Uzun, ressortissant franco-turc, ancien délinquant multirécidiviste et figure du salafisme, adepte des préceptes encourageant le djihad en Syrie et en Irak”.

Source: Le Parisien

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici