Séquestré, battu, volé: il avait invité des Roms à dîner

Justice. Image d'illustration Photo: Pixabay
Justice. Image d'illustration Photo: Pixabay

Lundi dernier, un Roumain de 27 ans du nom de Ionut B. était présenté devant le tribunal correctionnel de Melun à la suite de son arrestation. Il était poursuivi avec deux compères pour avoir sévèrement battu puis séquestré un habitant de Roissy-en-Brie à son domicile, en mars dernier.

Quelques jours avant le drame, la future victime avait remarque Ionut B. en train de faire les poubelles devant son domicile. Il lui avait proposé de l’accueillir le temps d’un repas et lui avait donné quelques vêtements.

Ionut B. avait dit vivre dans un camp de Roms de la banlieue parisienne. Quelques jours plus tard, le Roumain propose à son hôte de passer chez lui avec deux copains. Les quatre hommes se retrouvent vers 23 heures pour regarder un film à la télé.

Le Roisséen est alors violemment tabassé à coups de poings et de pieds au visage. Il s’écroule sans connaissance, souffrant de contusions multiples et d’une fracture du crâne. A son réveil, il est ligoté avec du fil électrique, le pied de l’un de ses agresseurs sur la nuque.

Pendant ce temps, les deux autres vident l’appartement: tous les objets de valeur, télévision, téléphonie, hi-fi, électronique, bijoux et carte bancaire sont chargés dans la voiture des malfaiteurs.

Ce butin d’une valeur de 10.000 € a été ensuite revendu à bas prix sur les “marchés aux voleurs” de la porte de la Chapelle, à Paris, à l’exception d’une montre de marque qui sera retrouvée au poignet du prévenu lors de son interpellation.

Après l’arrestation des trois Roms grâce à la vidéosurveillance, l’affaire avait finalement été disjointe et jugée en deux fois. Les deux complices avaient pris chacun 5 ans ferme et une interdiction de séjour en France.

A son procès, Ionut B. a cherché à minimiser son rôle en chargeant ses compères. “L’affaire, c’est un grand mensonge“, a-t-il notamment déclaré, sans convaincre le procureur qui a réclamé 5 ans de prison ferme. Les juges se sont alignés sur ses réquisitions et ont assorti la peine d’une interdiction définitive de présence sur le territoire français.

C’est une agression lâche, avec des humiliations et un déferlement de coups. Il s’agit d’un vrai guet-apens, non seulement pour le butin, notamment une télévision de 5000 €, mais aussi pour faire payer à la victime son orientation homosexuelle“, a justifié le procureur.

Source: Le Parisien

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici