Au Nigeria, la Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme défend les violeurs et les pédophiles

Michelle Bachelet / Photo: ONU
Michelle Bachelet / Photo: ONU

Les plans du Nigeria pour castrer les violeurs et exécuter les pédophiles ont été condamnés comme “draconiens” par une Michelle Bachelet furieuse, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le gouverneur de l’Etat de Kaduna au Nigeria a signé une loi il y a deux mois qui stipule que les hommes condamnés pour viol seront soumis à une castration chirurgicale. Les personnes reconnues coupables d’avoir violé un enfant de moins de 14 ans seront exécutées.

Michelle Bachelet, l’ancienne présidente gauchiste du Chili, a exprimé sa colère face à cette proposition. “Aussi tentant qu’il puisse être d’imposer des punitions draconiennes à ceux qui commettent des actes aussi monstrueux, nous ne devons pas nous permettre de commettre d’autres violations“, a-t-elle déclaré en mettant sur le pied d’égalité les violeurs pédophiles et les juges.

Dans une déclaration concernant l’adoption de la loi au Nigeria, elle a déclaré que le principal argument avancé pour l’institution de la peine de mort est de dissuader le viol. Elle a fait valoir que l’idée selon laquelle la peine empêche les agressions sexuelles est erronée.

La Commissaire des droits de l’homme a ressorti un vieux mythe gauchiste en déclarant que “la certitude de la punition, plutôt que sa sévérité, dissuade le crime“, comme si le seule rôle de la justice était la prévention et non une punition des crimes commis.

Des peines comme la castration chirurgicale et la salpingectomie bilatérale ne jouent pas un rôle préventif“, a soutenu mordicus Bachelet. “Elles violent l’interdiction absolue de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en vertu du droit international des droits de l’homme“.

Au cours des récentes périodes de confinement, le nombre de cas de viols signalés a augmenté de façon spectaculaire dans ce pays qui a longtemps souffert de taux élevés de violence sexuelle. “Une fille sur quatre et dix pour cent des garçons ont été victimes de violence sexuelle” au Nigeria, a rapporté l’Unicef.

Le 27 mai, une étudiante chrétienne a été brutalement violée et battue à mort par un groupe d’hommes alors qu’elle étudiait seule dans une église de Benin City. Uwaila Vera Omozuwa, une étudiante 22 ans, a été retrouvé inconsciente et emmenée d’urgence à l’hôpital où elle est morte de ses blessures le 30 mai. Le 2 juin, les médias locaux ont rapporté que la police nigériane avait arrêté un suspect dans le viol et le meurtre d’Omozuwa grâce à une empreinte digitale trouvée sur l’extincteur utilisé pour la frapper.

Castration pour les violeurs, peine de mort pour les pédophiles: ce pays ne fait pas dans la dentelle

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