Jusqu’ici impuissant, Poutine va-t-il rentrer dans le lard d’Erdogan ou s’écraser comme une carpette?

Vladimir Poutine/DR
Vladimir Poutine/DR

Ce vendredi, la Russie a annoncé avoir démarré des manœuvres militaires en mer Caspienne, qui borde notamment Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, alors que cette ancienne république soviétique continue d’attaquer les Arméniens dans le Haut Karabakh malgré les appels au cesser le feu de Moscou.

Ces exercices relativement modestes impliquant six navires, sept avions et plus de 400 soldats sont organisés au nord de la péninsule d’Abcheron, où se trouve Bakou, et prévoit des tirs d’artillerie et de missiles, a précisé l’armée russe.

Ils “ne représentent aucune menace et n’imposent aucune restriction aux activités économiques des Etats littoraux de la Caspienne”, souligne-t-elle. Autrement dit, Poutine veut montrer qu’il est là, mais il n’est pas prêt à mouiller sa chemise.

Territoire majoritairement peuplé d’Arméniens, le Haut Karabakh a fait sécession de l’Azerbaïdjan peu avant l’effondrement de l’URSS, entraînant une guerre ayant coûté la vie à 30 000 personnes et fait des centaines de milliers de réfugiés des deux camps dans les années 1990.

La Russie entretient de bonnes relations avec les deux belligérants mais est plus proche de l’Arménie, membre d’une alliance militaire au sein de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) menée par Moscou.

La Russie ne cesse d’appeler au calme décidément dans le vide, car l’Azerbaïdjan est soutenu par Erdogan qui entend être le maître de la région au détriment de Poutine. La Russie a mis en garde que si les affrontements s’étendaient au territoire arménien, elle remplirait ses “obligations” avec Erevan.

Source: AFP

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