Big Pharma: un vaccin contre le coronavirus? Seulement après la présidentielle américaine

Image d'illustration / Photo: Pixabay
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Pfizer déclare qu’il ne demandera pas l’autorisation de mise sur le marché d’un vaccin avant la mi-novembre. L’annonce de vendredi représente un changement de ton pour le géant pharmaceutique, qui a donné à plusieurs reprises le mois d’octobre comme la date limite.

Le directeur général de Pfizer a déclaré vendredi que la société ne demanderait pas d’autorisation d’urgence pour son vaccin contre le coronavirus avant la troisième semaine de novembre, écartant ainsi l’affirmation du président Trump selon laquelle un vaccin serait prêt avant le jour des élections, le 3 novembre.

Dans une déclaration affichée sur le site web de la société, le directeur général, le Dr Albert Bourla, a déclaré que bien que Pfizer puisse disposer de chiffres préliminaires d’ici la fin octobre sur l’efficacité du vaccin, elle devrait encore recueillir des données sur la sécurité et la fabrication qui permettront d’allonger le délai jusqu’à la troisième semaine de novembre.

Les experts savaient déjà que Pfizer ne serait pas en mesure de répondre aux exigences de la Food and Drug Administration, l’agence sanitaire américaine, d’ici la fin de ce mois. Mais l’annonce de vendredi représente un changement de ton pour l’entreprise.

En donnant à plusieurs reprises le mois d’octobre comme date limite, la société a aligné son discours sur celui du président Trump, qui n’a pas caché son désir de disposer d’un vaccin avant l’élection.

Le calendrier de vaccination de Pfizer était-il motivé par des raisons politiques? Les intéressés réfutent cette suggestion. Au début de ce mois, Pfizer a publié une lettre ouverte aux employés qui disait qu’elle “ne succomberait jamais aux pressions politiques” et exprimait sa déception de se trouver “dans le creuset de l’élection présidentielle américaine“.

Pfizer est l’une des quatre entreprises qui testent un vaccin contre les coronavirus dans le cadre d’essais cliniques en phase finale aux États-Unis, et elle a été la plus agressive dans ses estimations de calendrier. Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson n’ont annoncé de date probable que plus tard dans l’année. Entre-temps, les essais d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson ont été interrompus en raison de problèmes de sécurité.

Les gouvernement américain a investi des milliards dans la recherche d’un vaccin contre le virus chinois.

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