Deux personnes interpellées après l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne

Image d'illustration/DR
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Deux personnes ont été interpellées jeudi dans le cadre de l’enquête sur l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne samedi par une quarantaine de racailles. Les deux hommes ont été interpellés à 6h30 dans la commune. Aucune précision n’a été communiquée sur les personnes en garde à vue.

L’assaut du commissariat, situé au cœur de la cité sensible de Bois-L’Abbé, a débuté peu avant minuit et duré environ une heure. Deux policiers étaient en train de fumer à l’extérieur du commissariat lorsque les assaillants, visage dissimulé et armés de barres de fer, sont arrivés, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l’entrée. Les deux fonctionnaires ont eu le temps de se mettre à l’abri.

Une enquête de flagrance, désormais confiée à la Sûreté territoriale du Val-de-Marne, a été ouverte pour “violences en réunion avec arme sur personnes dépositaire de l’autorité publique” et “dégradations de biens publics et de biens privés”, selon le parquet.

Un homme aurait été interpellé dans le cadre de l’enquête sur l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne, selon Le Parisien qui cite une source policière.

Cette attaque survient alors que le pays est sous le choc de l’attaque très violente, mercredi soir, dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle à Herblay, dans le Val-d’Oise. Le policier le plus gravement blessé est dans un état stable mais toujours en coma artificiel.

En avril, ce commissariat, le seul de cette ville célèbre pour la terreur imposée par les racailles, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d’artifice mais “c’étaient des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement”, a rappelé l’élu.

Le président communiste du conseil départemental, Christian Favier, a demandé la création d’un second commissariat dans la ville, déplorant que “depuis le mois de juillet et l’incendie volontaire d’un gymnase, Champigny ait connu plusieurs autres événements particulièrement inquiétants“.

Sur la même ligne, l’opposition de droite a demandé une réaction forte. “Ces scènes de guerre sont intolérables“, pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France. “Stop à l’impunité et à la haine anti-flics!“, a réagi le député LR Eric Ciotti (LR). La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a, elle, appelé à “un tour de vis absolument considérable sur la criminalité” et à “réarmer moralement” les policiers.

Les syndicats policiers ont dénoncé cette attaque. “Plus personne ne respecte les forces de l’ordre“, a déploré le délégué général d’Alliance, Frédéric Lagache. Le syndicat Unité SGP police appelle à la mobilisation lundi à 12h devant les services de police.

Source: Le Parisien/ AFP/ Twitter

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