Darmanin contre les dealers: pourquoi il va se prendre une grosse fessée

Gérald Darmanin / Photo: Wikimedia Commons
Gérald Darmanin / Photo: Wikimedia Commons

C’est promis, c’est juré: Darmanin va débarrasser la France du trafic de drogue. Sauf que non,  évidemment: il ne va pas y arriver. Il va même monstrueusement échouer. Au prix de nos impôts, de la tranquillité de nos vies, de la sécurité de nos enfants, et parfois même de nos vies.

C’est ce que démontre brillamment H16, un des chroniqueurs de droite les plus courageux et les plus impitoyables du moment. FL24 vous livre sa réflexion du jour: comment Darmanin va se vautrer comme une grosse [insérez ici le mot insultant de votre choix]. Un must de précision.

“Il semble bien que la guerre contre le trafic de Darmanin (ou, disons, la guéguerre de communication de Dardmalin contre le trafic de drogue, plutôt) provoque de petites irritations de la part des dealers qui font quelques opérations de représailles: déjà fort marris d’avoir été gênés les mois de mars et d’avril passés, on comprend que nos commerçants locaux n’entendent pas laisser du terrain au ministre de l’Intérieur qui, il est vrai, a bien du mal à remplir son costume à coups de petits tweets rageurs.

Bien évidemment, devant ce qui vient de se passer, une réponse logique pourrait consister à ne pas se laisser faire, boucler la cité et nettoyer les caves une à une pour y débouter les trafics, les stocks et les dealers, ce qui aurait le mérite d’envoyer un message clair de la République à toutes les autres cités dans un cas similaire. L’efficacité finale de l’opération serait très discutable, mais au moins la crédibilité du ministre et des forces de l’ordre derrière lui n’en serait pas durablement amoindrie. En lieu et place de quoi, cette réponse possible ne sera même pas envisagée: Darmutin va probablement montrer ses petits bras pas musclés, saisir un ou deux scooters et deux barrettes, et hop, le travail sera considéré comme achevé.

En réalité, il n’y a guère que deux façons réalistes de s’attaquer au trafic de drogue qui gangrène certaines cités françaises.

L’attaque frontale en est une: elle n’a jamais marché, comme en témoignent les années de prohibition aux États-Unis qui se soldèrent par des dizaines de milliers de morts et un échec complet des politiques menées qui ne firent disparaître ni les trafics, ni l’alcoolisme, et engendrèrent violences et corruption massives.

L’autre voie possible est la légalisation : c’est, en pratique, la seule façon de saper les fondements (financiers) de ces trafics et, pour le coup, cela a déjà été tenté dans plusieurs États, avec succès… Cependant, cette légalisation ne peut fonctionner qu’à une condition impérative : que la justice et la police soient prêtes à gérer les violences qui suivront inévitablement l’assèchement des ressources liées au trafic.

En effet, par la force des choses, les dealers actuels sont quasiment sélectionnés sur leur capacité à user de la violence et à enfreindre loi et moralité pour aboutir à leurs fins. La disparition du trafic illégal signifie aussi un effondrement des cours des produits qu’ils vendent, et donc de leur source de revenus. Ceci entraînera naturellement un report des violences actuelles vers d’autres sources illégales de profit (vols à la tire, cambriolages, car-jacking, home invasion, extorsion, et j’en passe) bien au-delà des cercles connus de ces cités.

Du reste, c’est exactement ce qu’on a pu observer avec la fin du confinement : comme il a fallu rattraper le temps perdu pendant les deux mois d’arrêt de l’économie (et donc aussi de l’économie souterraine), il y a eu un report de la violence normalement contenue à certains quartiers bien au-delà de ces derniers, ce qui s’est traduit par une explosion des crimes et délits un peu partout dans le pays, y compris à des endroits réputés plus calmes auparavant.

Problématiquement, les forces de l’ordre sont actuellement noyées dans les procédures et la paperasserie, leurs moyens opérationnels sont souvent réduits à des bouts de ficelle, et les contraintes politiques (ne pas faire de vagues, ne surtout pas risquer les émeutes) sont si fortes que ces institutions ne travaillent plus guère qu’à harasser le paisible citoyen à coups de prunes circulatoires aussi diverses, variées que stupides.

Parallèlement, la justice, dont le budget rikiki est en totale inadéquation avec les besoins réels, a été essentiellement colonisée par des magistrats acquis aux causes les plus progressistes et qui n’entendront certainement pas abandonner leur idéologie marxiste pour tenter de faire revenir le calme dans le pays. Par exemple, l’idée de construire des prisons en France est toujours repoussée aux calendes grecques, alors même que s’empilent les condamnations internationales pour l’insalubrité des centres de détention français et que les criminels qui devraient y passer se retrouvent de plus en plus facilement dans la nature.

Bref : ni la police, ni la gendarmerie, ni la justice ne sont prêtes, même de loin, à gérer la violence inévitable qui suivra soit la décision actuelle d’affronter les trafics de drogue (ou, plus exactement, la volonté de faire un peu de communication musclée), soit la décision bien plus courageuse (mais totalement hors de portée de nos gouvernants) de la légalisation de la consommation et du commerce en France.

Cette attaque de commissariat (une parmi une longue liste, en fait) est une démonstration flagrante de l’absence totale de toute politique d’ensemble de gestion des violences dans ce pays ainsi que de toute volonté réelle de trouver une solution opérationnelle, viable, au problème de la drogue qui gangrène de plus en plus de quartiers du pays.”

Bravo, H16, pour cette démonstration implacable, qui va énerver aussi bien les petites natures de gauche que les faux esprits de droite. En France, impossible de dire la vérité sans se faire des ennemis jurés.

Source: blog de H16

1 COMMENTAIRE

  1. Il y a quelques Clefs pour érradiquer ce Fléaux de ce Marché Parallèle qui devrait fort du constat d’Echec depuis des décennies de faire de cette prohibition une Vente licite par nos Institutions via la S.E.I.T.A. des Bureaux de Tabac comme certains Pays ont d’ores et déjà mis en application qui rapporte en substance des Milliards d’Euros Annuels à un Pays la France qui est en l’espèce en surendettement de son Produit Intérieur Brut de façon significative…Toutefois il faudrait accompagner cette Mesure de légalisation à des Mesures pour éviter la peur des Emeutes qui retient nos Exécutifs, à devoir mettre dans ces Quartiers Hors Sol de la République, de ne plus rester au Droits non plus Civil des Gardiens de la Paix, mais le Droit Martial Militaire dans ces Zônes parfaitement identifiées par nos Institutions avec les Forces Militaires de Gendarmeries et autres Commandos du R.P.I.M.A. & Légion Etrangère pour faire des Opérations d’envergures parfaitement légitimes à présent…!!!

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