Un street artiste qui taguait “l’amour court les rues” mis en examen pour de nombreux viols

Image d'illustration/DR
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“L’amour court les rues” que taguait Wilfrid A., sa marque de fabrique, est devenue “un violeur court les rues”. Accusé par plus d’une trentaine de femmes, ce street artiste a été mis en examen ce vendredi pour “viols” et “agressions sexuelles” et placé en détention provisoire, rapporte l’AFP de source judiciaire.

Le suspect a été présenté à un juge d’instruction parisien au terme de sa garde à vue, débutée mercredi au 2e district de police judiciaire, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 26 juin. Quatre jours plus tôt, le magazine Neon avait publié une enquête dans laquelle des femmes portaient leurs accusations.

À la suite de l’article, une première plainte a été déposée en juin, puis 25 femmes âgées de 19 à 49 ans ont à leur tour dénoncé les faits à la justice début juillet. 12 l’accusent de “viol”, 13 d’“agression sexuelle”, certaines étant mineures au moment des faits, selon cette plainte déposée.

Ces femmes décrivent un même “stratagème” de la part du “prédateur sexuel”, qui jouait de sa “notoriété” pour “agresser ses victimes”. Il “aborde les jeunes femmes dans la rue” et les “complimente” puis “leur propose généralement de devenir ses modèles photo ou encore les égéries de sa marque”, selon cette plainte.

Arrivées à son domicile, les jeunes femmes se voient souvent proposer drogue ou alcool. Devenant violent ou agressif, l’artiste est accusé d’avoir imposé à certaines des pénétrations sexuelles, à d’autres des agressions sexuelles. La plainte était accompagnée du témoignage de 11 femmes pour des agressions plus anciennes et prescrites.

Source: AFP

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