Un clandestin tabassait et escroquait une femme handicapée: 10 mois avec sursis

balance-justice/Pixabay
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C’est une affaire particulièrement sordide d’escroquerie et de violences qui était jugée jeudi dernier au tribunal de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor. La victime était sous curatelle renforcée etune personne en état de vulnérabilité physique.

Le prévenu, un sans-papier âgé de 46 ans, venu du Maghreb et en situation irrégulière sur le territoire, sans emploi, n’a apparemment pas jugé utile de se présenter au tribunal.

Il était entré en relation avec sa victime, une femme de 58 ans handicapée et déficiente, sur un site de rencontre très connu. “Je le trouvais beau“, reconnaît-elle devant la cour.

Il s’était vite installé au domicile de sa proie après lui avoir promis le mariage, et l’enfer à commencé. La règle est simple: interdiction de parler avec un homme, interdiction de sortir du domicile.

Il a récupéré les clés et l’enferme à double tour à chacune de ses sorties, et quand il est là, les coups pleuvent. L’homme décide ensuite de s’attaquer à son argent, mais sa tâche est compliquée car la victime est sous curatelle.

Jusqu’à ce qu’elle sollicite auprès de sa curatrice la permission de retirer de sa banque la somme de 2500 euros, pour poser d’une stèle sur la tombe de son fils récemment décédé.

L’escroc s’empare alors cette somme, envoie une partie de l’argent dans sa famille au Maghreb “pour passer le ramadan” et confisque le reste. La victime proteste et se fait brutaliser une fois de plus.

Le 2 avril dernier, elle décide enfin d’appeler les gendarmes, qui se rendent sur les lieux et la trouvent gisant sur le sol, baignant dans son sang, après des coups de poing et des coups de tête en plein visage.

Ils trouvent aussi le concubin, de justesse: sa valise était prête. 1700 euros sont récupérés, et il est immédiatement embarqué et placé sous contrôle judiciaire.

Jeudi, au tribunal, le procureur a requis une peine de 8 mois de prison ferme avec exécution immédiate, et une interdiction de territoire de 5 ans. Mais le clandestin violent n’a été condamné qu’à 10 mois de prison avec sursis, une interdiction de séjour et 2800 euros au titre des différents préjudices.

Source: Le Trégor, Actu.fr

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