La prison à la maison? Le Conseil constitutionnel donne le feu vert à ces effroyables libérations

Image d'illustration / Photo: Adobestock
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Ce vendredi, le Conseil constitutionnel, saisi par la Cour de cassation, a jugé que le législateur pouvait garantir aux prisonniers se plaignant de leurs conditions de détention, de saisir un juge qui, s’il estime légitime la plainte du détenu, peut ordonner sa libération.

En juillet, la Cour de cassation avait jugé que dans ce cas le juge devait “ordonner la mise en liberté de la personne en lui imposant, éventuellement, une assignation à résidence avec surveillance électronique ou un contrôle judiciaire”. Oui, “éventuellement”, autrement dit un prisonnier peut sous ce prétexte retrouver complètement la liberté.

“En moins de dix ans, un quart des établissements pénitentiaires ont été condamnés pour conditions de détention dégradantes”, en France ou par la CEDH, rappelle Me Amélie Morineau, présidente de l’association pour la défense des droits des détenus. Ce qui présage de l’ampleur du nombre de prisonniers qui seraient ainsi libérés du fait de cette loi.

Tous les prétextes sont bons pour libérer les dangereux détenus de la prison à laquelle la justice les a tout de même condamnés: la pandémie, la vétusté des lieux, la surpopulation carcérale, etc. Peu importe, la conclusion est toujours la même: il faut libérer les prisonniers de la même façon qu’il faudrait ouvrir les frontières.

Source: AFP

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