Et si les marques de technologie US étaient des collabos de Xi Jinping?

Image d'illustration / Photo: Capture d'écran YouTube
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L’affaire est gravissime: un haut responsable de la diplomatie américaine accuse les grandes entreprises technologiques occidentales présentes à Hong Kong de confier des informations confidentielles sur leurs utilisateurs au Parti Communiste Chinois.  

Et il ne laisse pas passer: il ajoute que ces entreprises doivent immédiatement avouer cette faute lourde au gouvernement américain.

Cette accusation d’une possible coopération secrète entre les grandes entreprises et les autorités de Hong Kong fait suite à la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur la Sécurité Nationale, très critiquée par les militants pro-démocratie de Hong Kong, qui permet aux autorités de Hong Kong d’exiger des entreprises des données d’utilisateurs sensibles, si elles estiment que ceux-ci menacent la sécurité nationale. Or, dans système communiste, forcément paranoïaque, tout peut être considéré comme une menace.

Certaines entreprises de technologie et de médias sociaux, comme Facebook, Google et Microsoft, ont déclaré, au lendemain de la mise en œuvre de cette Loi en juin, qu’elles gèleraient toute demande de données de la part du gouvernement de Hong Kong. Mais des analyses récentes, menées par des militants, des experts juridiques et un haut fonctionnaire du gouvernement américain, ont fait naître des gros doutes quant à la capacité des compagnies occidentales à refuser de se soumettre à de telles demandes officielles.

Facebook et Google ont, pour le moment, refusé de répondre aux accusations du diplomate américain. Pour le moment, seul Microsoft s’est fendu d’un communiqué: “Comme pour toute nouvelle législation, nous examinons la nouvelle Loi afin d’en comprendre les implications. Dans le passé, nous n’avons reçu qu’un nombre relativement faible de demandes de la part des autorités de Hong Kong, mais nous mettons en “pause” nos réponses les nouvelles demandes en attendant de mieux comprendre les implications de cette Loi”.

Bien entendu, ces suppositions sèment une panique totale chez les innombrables dissidents de Hong Kong, grands utilisateurs d’Internet. L’un d’eux déclare: “Désolé de le dire comme ça, mais si Google ou d’autres entreprises technologiques se conforment à cette Loi sur la Sécurité Nationale, cela aidera le gouvernement de Hong Kong, et à travers lui le gouvernement chinois, à opprimer et à réprimer la société civile”.

À coup sûr, le gouvernement américain va s’intéresser de très près à cette possible soumission des icônes de la tech américaine au communisme chinois de plus en plus pesant sur les marchés.

Source: The Guardian

 

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