Justice de gauche: dire que les anciens colonisés sont devenus colonisateurs coûte 10 000 euros

Eric Zemmour à la Convention de la Droite Photo: Capture d'écran Twitter
Eric Zemmour à la Convention de la Droite Photo: Capture d'écran Twitter

Pour avoir prononcé une sévère diatribe contre l’islam et l’immigration lors d’un rassemblement politique en septembre 2019 à Paris, l’auteur et polémiste Eric Zemmour a été condamné hier à 10 000 euros d’amende pour “injure et provocation à la haine”.

Les magistrats du tribunal ont considéré “qu’en distinguant parmi les Français l’ensemble des musulmans opposés aux ”Français de souche” et en les désignant, ainsi que les immigrés musulmans vivant en France, non seulement comme des criminels auteurs des attentats de 2015 mais comme d’anciens colonisés devenus colonisateurs”, les propos d’Éric Zemmour “constituent une exhortation, tantôt implicite tantôt explicite, à la discrimination et à la haine à l’égard de la communauté musulmane et à sa religion“.

Pas un mot, bien entendu, pour les milliers de propos incitant, de façon tout à fait explicite, à la discrimination et à la haine à l’égard des non-musulmans dans les textes “sacrés” de l’islam, ni dans  les prises de position quotidiennes de nombre de ses adeptes.

Les opinions, même choquantes, doivent pouvoir s’exprimer, néanmoins les faits reprochés vont plus loin et outrepassent les limites de la liberté d’expression puisqu’il s’agit de propos injurieux envers une communauté et sa religion“, a prétendu justifier la présidente de la 17e chambre correctionnelle.

À l’époque, le discours avait été largement dénoncé par les politiques comme par les médias de gauche, et même certains de ceux pour lesquels travaillait Zemmour. Le chroniqueur avait pourtant été embauché par CNews, pour une émission quotidienne au succès jamais démenti depuis.

Je considère que le tribunal n’a pas fait une application juste de la loi et j’envisage de faire appel“, a réagi Maître Olivier Pardo, l’avocat d’Éric Zemmour, rappelant avoir “gagné nombre d’affaires, non devant le tribunal, mais devant la cour d’appel ou la Cour de cassation“.

Source: Le Figaro

1 COMMENTAIRE

  1. “Justice de gauche”, cela signifie surtout que la loi et la Justice (l’institution, pas le principe) sont régies par un double standard, une loi à deux vitesses, deux poids deux mesures.

    Tenir des propos critiques contre une “communauté” (qui en décide?) ou une religion allochtones est considéré comme un crime.

    Tenir des propos insultants, injurieux, racistes contre les Blancs, les chrétiens en particulier catholiques, les Français de souche, et les hommes blancs (surtout – on ne sait pourquoi – de plus de 50 ans) est autorisé, légal et même encouragé et recommandé.

    Et personne pour dire que cela ressemble furieusement au nazisme (idéologie inspirée largement par les idées de “gauche”) : répression contre ceux qui critiquent le régime, émettent la moindre réserve (je me rappelle l’histoire d’une allemande – non juive – envoyée mourir en camp de concentration pour refus obstiné de dire “heil hit..” à la place des formules de salut habituelles, guten tag, auf wiedersehen, etc.), encouragement à haïr les juifs et les races inférieures et à réclamer leur élimination.

    Critiquer le nazisme l’islam, c’est un “crime”, selon les suprémacistes islamistes du CCIF et leurs alliés islamogauchistes de la gauchosphère médiatique, insulter les juifs les “mâles blancs de plus de 50 ans” et suggérer leur élimination, c’est incarner le bien.

    Pas de doute : nous sommes en réalité soumis à un fascisme “soft” (soft dans les apparences et la forme, on pourrait dire discret et larvé, en arrière-plan, mais parfaitement efficient : il ne s’affiche pas ouvertement et ostensiblement, avec des uniformes, mais s’exerce néanmoins avec brutalité contre les opposants).

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