À peine quelques mois pour avoir traîné en voiture une jeune fille afin de lui voler son portable

Image d'illustration Photo: Flickr
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Mercredi dernier, deux “jeunes” de 22 et 24 ans, bien connus de la justice, étaient jugés à Melun pour un vol avec violence commis le 11 septembre dernier à Roissy-en-Brie. Ce soir-là, les deux individus n’ont pas hésité à traîner en voiture sur plusieurs dizaines de mètres et à frapper une jeune femme de 18 ans pour lui voler son téléphone portable. La victime a été blessée.

Vendredi 11 septembre, vers 22h30, une jeune fille de 18 ans, avait rendez-vous avec un acheteur potentiel pour son téléphone portable, qu’elle avait mis en vente sur Le Bon Coin, sur la commune de Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne, son lieu de résidence.

La jeune femme est allée au rendez-vous accompagnée de deux amis. Sur place, le trio a vu arriver cinq “jeunes” à bord d’une Seat Ibiza. Bientôt, le passager avant est sorti du véhicule et exhibant une liasse de billets et a demandé à voir le téléphone en vente.

C’est au moment ou la jeune vendeuse lui a présenté l’appareil que le “jeune” le lui a arraché des mains et est remonté dans la Seat. La victime s’est alors accrochée à la portière pour réclamer son bien. C’est à ce moment que le conducteur a démarré, entraînant avec lui la jeune fille affolée.

Le véhicule a tracté la victime sur plus de trente mètres et, tandis que le conducteur accélérait, le voleur de téléphone n’a pas hésité à asséner plusieurs violents coup de poing au visage de la victime par la vitre ouverte.

La jeune fille a fini par lâcher prise et est tombée sur la chaussée, rapidement rejointe par ses amis qui ont relevé la plaque minéralogique du véhicule. Blessée aux jambes et à la tête, la victime a dû être hospitalisée et s’est vu attribuer quatre jours d’ITT.

Une plainte a bien évidemment été déposée pour ce vol avec violences, et les policiers de Noisiel, chargés de l’enquête, ont pu assez rapidement identifier le conducteur et son passager. Ils ont été interpellés à leurs domiciles respectifs de Évry-Courcouronnes (Essonne) samedi 19 septembre.

À l’issue de leur garde à vue, les deux individus, déjà bien connus de la justice, ont été déférés au parquet de Melun qui a décidé d’une comparution immédiate pour le mercredi 23 septembre. Les deux “jeunes” ont donc été jugés avant-hier par le tribunal correctionnel.

Malgré la violence de l’agression et leurs antécédents judiciaires, les deux racailles n’ont écopé que de peines légères. Le conducteur n’a été condamné qu’à 6 mois ferme et 12 avec sursis. L’arracheur de téléphone, lui, ne s’est vu infliger que 12 mois ferme et 6 avec sursis. Ils ont cependant été écroués à l’issue de l’audience.

Source: Le Parisien/ La République de Seine-et-Marne

 

1 COMMENTAIRE

  1. C’est injuste. Ces malheureux jeunes, fracassés de la vie, n’ont pas eu de chance, et en plus on ne leur en donne même pas une autre. Certes, la jeune fille a connu quelques menus désagréments, mais les vraies victimes, moralement, ce sont ces jeunes “voleurs”.

    Pour en arriver là, il faut être en effet dans une grande souffrance, et être dans un terrible dénuement moral et intellectuel, comme on dit dans les associations d’aide à ces jeunes paumés. Une situation de détresse terrible et indicible. En fait ces actes de violence apparente sont des appels à l’aide, que la société bourgeoise refuse d’entendre et de prendre en compte, préférant une répression aveugle dénuée de la moindre humanité. Snif, snif.

    Eric Ducont-Morretti.

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