Une importante bataille dans la guerre de civilisation: quel sera le candidat de Trump à la Cour suprême?

Amy Coney Barrett. Barbara Lagoa / Photo: DR
Amy Coney Barrett. Barbara Lagoa / Photo: DR

Donald Trump annoncera samedi à 21h le nom du candidat, ou plutôt de la candidate car il entend nommer une femme, qu’il souhaite proposer pour intégrer la Cour suprême des États-Unis, la plus haute instance juridique américaine, au siège devenu vacant depuis la mort, vendredi dernier, de Ruth Ginsburg, une progressiste acharnée.

Le décès de celle qui a grandement contribué au virage de la société et des institutions américaines à gauche, a ouvert une bataille pour sa succession qui chamboule la campagne électorale et pourrait changer en profondeur le visage de la société américaine.

Pour priver Trump de sa prérogative constitutionnelle de nommer un juge à la Cour suprême, la gauche a recours à son arme de prédilection, le chantage moral. Ils veulent à tout prix empêcher la nomination d’un juge non-progressiste, en espérant pouvoir placer un candidat gauchiste après les élections gagnées, espèrent-ils, par Joe Biden.

Ginsburg aurait déclaré sur son lit de mort: “Mon souhait le plus fervent est que je ne sois pas remplacée tant qu’un nouveau Président ne sera pas installé“. Forts de cette anecdote pleurnicharde, les Démocrates à la Chambre et au Sénat, font des pressions sur le président Trump pour que le prochain candidat soit nommé par le vainqueur de l’élection présidentielle de novembre.

Mais, en 2016, lorsqu’un président Obama en fin de course a nommé Merrick Garland pour remplacer feu le juge conservateur Antonin Scalia, les dirigeants démocrates n’ont eu aucun état d’âme. D’ailleurs, Ruth Bader Ginsburg non plus.

Il n’y a rien dans la Constitution qui dit que le Président cesse d’être le Président au cours de sa dernière année“, a-t-elle déclaré dans une interview du New York Times dans laquelle elle a engueulé le Sénat républicain pour traîner avec l’audition. Par ailleurs, 17 juges de la Cour suprême ont été nommés l’année électorale, dans l’histoire de ce pays.

Donald Trump a donc fait la sourde oreille aux pleurnicheries des démocrates et a donné samedi le nom de deux candidates potentielles, Amy Coney Barrett et Barbara Lagoa, qu’il avait déjà nommées comme juges dans des cours d’appel fédérales.

La première est une catholique fervente, mère de sept enfants, pressentie par Trump pour remplacer Ginsburg dès 2018, la seconde, une Cubaine née en Floride, un gage d’anticommunisme. Si le choix du président devait se porter sur la deuxième candidate, le spectacle des progressistes et féministes crachant sur une femme issue des minorités serait fort intéressant.

FL24 ne tardera pas à vous présenter le portrait de celle choisie par Trump dès que l’annonce saura été rendue officielle.

Cette nomination à la Cour suprême par Donald Trump, si elle était approuvée par le Sénat, porterait la majorité conservatrice à six juges contre trois pour des années, voire des décennies, les membres de l’institution étant nommés à vie. Une manière de rééquilibrer le rapports des forces entre l’Amérique traditionnelle et la nouvelle déferlante ultra-gauchiste qui, après avoir envahi les institutions, impose la chape de plomb du politiquement correct à la société américaine.

Source: AP

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