L’immigration explose depuis le Maghreb: 500 clandestins interceptés en 4 jours au large de l’Algérie

Image d'illustration / Photo: Flickr
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Les gardes-côtes algériens ont intercepté au total 485 immigrés à bord de plusieurs embarcations clandestines au large des côtes algériennes, au cours de 42 opérations distinctes entre les 15 et 19 septembre, selon un bilan du ministère de la Défense. Témoignant du danger de la traversée: dix corps ont été repêchés.

En dépit des naufrages et des risques mortels de la traversée de la Méditerranée, les “harragas” algériens sont de plus en plus nombreux à prendre la mer. Le mot “harraga” se réfère à la pratique des jeunes clandestins qui brûlent souvent leurs papiers en arrivant à destination, afin d’éviter d’être expulsés.

Selon les derniers chiffres de Frontex, 5 225 Algériens ont emprunté la route de la Méditerranée occidentale et 865 celle de la Méditerranée centrale durant les huit premiers mois de 2020. Mais ces statistiques sont largement sous-estimées, selon les spécialistes des questions d’immigration clandestine.

Les causes d’émigration sont multiples: chômage, mal de vivre, soif de liberté, aspiration à une vie digne et parfois plus prosaïquement  difficultés à trouver un logement pour ne plus vivre chez ses parents. En bref, tout ce qui caractérise le chaos engendré par une dictature du tiers-monde, rien à voir avec ce qu’était l’Algérie construite par les Français.

L’Algérie a voté en 2009 une loi visant à “combattre l’émigration clandestine” qui prévoit des peines allant jusqu’à six mois d’emprisonnement pour les clandestins, mais cela n’a pas endigué les départs. Bien au contraire, le phénomène ne cesse de s’amplifier dangereusement.

Source: AFP

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