Les États-Unis déploient des blindés lourds en Syrie après un accrochage avec l’armée russe

L'accrochage en Syrie / Photo: Capture d'écran YouTube
L'accrochage en Syrie / Photo: Capture d'écran YouTube

Ce vendredi, l’armée américaine a annoncé avoir déployé des blindés lourds dans le nord-est syrien, après plusieurs incidents ayant opposé l’US Army et l’armée de la Russie dans cette région où les États-Unis maintiennent désormais une présence limitée.

Le commandement central de l’armée américaine au Moyen-Orient (Centcom) a “déployé un radar Sentinel, accru la fréquence des patrouilles aériennes au-dessus des zones contrôlées par les forces américaines et déployé des véhicules de combat Bradley” dans cette zone, a indiqué le porte-parole du Centcom, le commandant Bill Urban.

Les Bradley s’étaient retirés l’an dernier de cette zone, sur décision du président américain Donald Trump, qui a tenté début 2019 de rappeler l’ensemble des troupes américaines en Syrie, avant d’accepter d’en laisser quelques centaines pour y garder les puits de pétrole.

Selon un responsable américain ayant requis l’anonymat, le nombre de blindés envoyés en renfort ne dépasse pas la demi-douzaine, et “moins d’une centaine” de troupes ont été envoyées pour les manœuvrer.

Le porte-parole du Centcom a précisé que ces mesures étaient destinées à “défendre les forces de la coalition dans cette zone et à s’assurer qu’elles poursuivent leur mission (…) sans interférence”.

Le responsable américain a confié à l’AFP qu’il s’agissait d’un “signal clair envoyé à la Russie pour qu’elle respecte les processus de déconfliction dans la région, et pour que la Russie et d’autres acteurs s’abstiennent d’actes non professionnels et dangereux”.

Fin août, sept soldats américains avaient été blessés au cours d’une collision avec un véhicule russe. Des vidéos mises en ligne sur Twitter, apparemment filmées par des témoins et les Russes eux-mêmes, montraient des blindés et des hélicoptères russes tentant de bloquer des véhicules américains, puis les forcer à quitter la zone.

Source: AFP

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