“C’est un chouette gamin.” Il participe à un groupe djihadiste et prétend que c’est pour une étude

Rachid Kassim, djihadiste et propagandiste de nationalité française/Capture d'écran Twitter
Rachid Kassim, djihadiste et propagandiste de nationalité française/Capture d'écran Twitter

L’accusé a “joué à l’apprenti-sorcier en agrégeant des individus plus dangereux les uns que les autres”, a rappelé ce vendredi l’avocat général dans son réquisitoire. Il a requis contre l’étudiant deux ans d’emprisonnement avec sursis pour sa participation à un groupe de discussion avec des djihadistes.

Le jeune homme avait expliqué avoir créé ce groupe sur la messagerie cryptée Telegram dans le but de mener “une ethnographie de l’État islamique et de l’islam radical”. Il a rencontré physiquement un djihadiste, recommandé à son groupe d’effacer leurs conversations, et “n’a réagi que quand il a pris conscience que la DGSI l’avait repéré”.

Dans le groupe figurait Rachid Kassim, recruteur français pour l’État islamique et instigateur présumé des attentats de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) et Magnanville (Yvelines). Son groupe a notamment diffusé des vidéos de Rachid Kassim demandant “aux frères” de France de passer à l’acte.

“C’est un chouette gamin”, “sans aucun tropisme avec le terrorisme”, a répondu son avocat, William Bourdon, en réclamant l’acquittement de son client. La défense prétend que l’étudiant souffre de “troubles bipolaires”, mais l’avocat général a confié ne pas avoir l’impression que le prévenu n’avait “pas de discernement”.

L’étudiant originaire de Douarnenez (Finistère) et sans antécédent judiciaire est placé sous contrôle judiciaire depuis sa mise en examen.

Concernant son co-accusé, un Polynésien de 24 ans, en détention depuis 2016, l’avocat général a requis une peine de 12 ans de réclusion criminelle. Contrairement à l’étudiant breton, le jeune Tahitien, également sans antécédent judiciaire, s’était déclaré prêt à passer à l’acte. “Je vais faire un acte qui fera sourire Allah”, avait-il averti.

Source: AFP

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