Il y a 81 ans, un pacte secret entre deux puissances socialistes consacre le martyre de la Pologne

Le 17 septembre 1939: les deux puissances socialistes fraternisent
Le 17 septembre 1939: les deux puissances socialistes fraternisent

Il y a 81 ans, le 17 septembre 1939, l’Armée rouge envahissait la Pologne, déjà aux prises avec l’agression allemande. Ce “coup de poignard dans le dos” qui a signé la défaite de l’allié français face au Reich, résultait d’un accord secret entre ces deux pays socialistes, connu sous le nom du pacte Ribbentrop-Molotov.

Le Pacte germano-soviétique, officiellement traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique, est un accord diplomatique signé le 23 août 1939 à Moscou, par les ministres des Affaires étrangères allemand, Joachim von Ribbentrop, et soviétique, Viatcheslav Molotov, en présence de Joseph Staline. Des protocoles additionnels seront signés le 28 août et le 28 septembre.

Outre un engagement de neutralité en cas de conflit entre l’une des deux parties et les puissances occidentales, le Pacte germano-soviétique comportait un protocole secret, qui délimitait entre les deux pays des sphères d’influence, et dont la mise en œuvre se traduira par l’invasion, l’occupation et l’annexation de certains États ou territoires (Pologne, Finlande, pays baltes, Bessarabie).

Ce partage eut effectivement lieu après que l’Allemagne nazie eut envahi la Pologne le , suivie par l’URSS le .

Le 28 septembre 1939, douze jours après l’invasion soviétique et près d’un mois après l’invasion allemande, l’Allemagne signe avec l’URSS le Traité germano-soviétique de délimitation et d’amitié, qui définit la collaboration, redessine les zones d’influence et les frontières entre les deux puissances.

L’Allemagne nazie et l’URSS avaient ainsi effectué la quatrième partition que la Pologne a connue dans son Histoire.

Les gouvernements de ces deux pays socialistes s’entendent aussi sur l’obligation de prendre des mesures pour prévenir et empêcher toute action de la résistance polonaise à l’encontre du cosignataire. “Aucune des deux parties n’autorisera sur son territoire d’agitation polonaise susceptible d’affecter le territoire de l’autre pays. Elles mettront un terme à une telle agitation sur leur territoire respectif et informeront l’autre partie des moyens mis en œuvre pour y parvenir.

Ces moyens firent l’objet de la collaboration constante entre la Gestapo et le NKVD, durant tout l’hiver 1939-1940, moment à partir duquel chacun des deux occupants s’appliquera à se débarrasser des élites polonaises. C’est alors que les officiers polonais prisonniers sont massacrés à Katyn. L’Église catholique, l’un des piliers de l’identité polonaise, est persécutée par les deux parties.

Il ne faut pas oublier que le Parti communiste français, suivant les directives de Moscou, soutient et justifie ce pacte. On évoque la fraternité de la classe ouvrière française et allemande. Plus tard, ses membres saboteront l’effort de guerre allié face à l’invasion allemande de 1940, puis ils entameront une collaboration avec l’occupant, interrompue seulement par la guerre du Reich contre l’Union soviétique.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici