Explosion meurtrière rue de Trévise: la mairie de Paris mise en examen

Explosion de la rue de Trévise Photo: Capture d'écran YouTube
Explosion de la rue de Trévise Photo: Capture d'écran YouTube

L’affaire remonte au 12 janvier 2019: ce matin-là, une très violente explosion avait eu lieu rue de Trévise, dans le IXe arrondissement de Paris, tuant quatre personnes dont deux pompiers, en blessant 66 autres et faisant quelque 400 sinistrés.

La mairie de Paris et le syndic de copropriété de l’immeuble devant lequel le drame s’est produit ont été mis en examen la semaine dernière pour “homicides et blessures involontaires” et “destruction, dégradation ou détérioration par l’effet d’une explosion ou d’un incendie“.

L’entreprise qui effectuait des travaux sur le trottoir de l’immeuble, en cours d’affaissement, a quant à elle été placée sous le statut “intermédiaire” de “témoin assisté“. L’affaissement, provoqué par des infiltrations d’eau dans le sol, aurait entrainé la rupture d’une canalisation de gaz, cause de l’explosion.

Selon les conclusions des experts mandatés par les juges d’instruction en charge de l’enquête, l’explosion aurait pu être évitée si la municipalité avait recherché la cause de l’affaissement du trottoir. Ces experts ont argué d’un “défaut de vigilance” de la part des services d’Anne Hidalgo.

Le syndic de copropriété se voit reprocher de ne pas avoir fait “procéder en urgence à la réparation du collecteur d’eaux usées de l’immeuble” après la mise en évidence de son état défectueux dès l’année 2015. Ce sont les fuites de ce collecteur qui avaient entrainé l’affaissement responsable de la fuite de gaz.

Nous contestons complètement l’analyse et les conclusions des experts et nous estimons n’avoir commis aucune faute en lien avec cet accident“, a déclaré Me Sabrina Goldman, l’avocate de la municipalité Hidalgo, qui dit exiger une contre-expertise.

C’est la suite logique du dépôt du rapport d’expertise qui mettait en cause la Mairie et le syndic qui conduit à ces mises en examen. Il est maintenant impératif que la mairie de Paris prenne toutes ses responsabilités“, lui rétorque Me Olivier Morice, avocat de 17 parties civiles du dossier.

Source: Les Echos

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