Cohn-Bendit réclame une “fédération franco-allemande” et le partage de notre siège au Conseil de Sécurité de l’ONU

Photo: Wikipedia

L’Europe risque actuellement de se scinder en plusieurs composantes”, écrit l’ex-leader de mai 68 et ex-député européen, dans une tribune commune avec l’universitaire allemand Claus Leggewie, publiée lundi dans Le Monde. Leur solution: une fédération franco-allemande…

Les deux auteurs appellent à “un axe Paris-Berlin plus fort” pour gérer les disparités entre trois groupes de pays de l’Union: les cinq “frugaux” (les pays du Nord, défenseurs de la rigueur budgétaire, Pays-Bas en tête), les “nationalistes” du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie et autres pays de l’ex-Est) et les super-endettés du “Club Med” (pays de l’Europe du Sud).

Lui-même Franco-Allemand, Cohn-Bendit réclame donc “un nouveau type de confédération, pas comme l’expression de nobles idéaux, mais comme la conséquence logique de la convergence des institutions, de la société civile et de la culture que les deux sociétés ont parcourue pour leur bénéfice mutuel depuis 1945”.

Au lieu d’aggraver la dépression européenne, nous devrions oser le grand saut en développant les plans avancés et les véritables progrès réalisés en 2019 et 2020, qui s’inscrivent dans le contexte du traité d’Aix-la-Chapelle et du plan de crise de l’Union européenne (UE) proposé par Angela Merkel et Emmanuel Macron”, soutiennent les deux signataires, taxant leurs opposants de “fondamentalistes de la souveraineté nationale”.

L’ex-député “vert” n’oublie pas non plus de glisser son petit couplet vertueux sur la coopération entre les deux géants de l’UE en matière d’écologie: “Les mesures visant à la protection du climat et des espèces doivent dépasser les frontières nationales”, affirme-t-il.

Mais ce qui paraît naturel à ce détenteur des deux nationalités et des deux cultures risque d’être dur à avaler pour les Allemands, comme pour les Français… a fortiori si son projet implique aussi de partager avec nos voisins d’outre-Rhin le siège de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU! C’est en effet ce qu’il propose, pour, selon ses dires, “y porter la voix de l’Europe“.

Source: LeHuffPost

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