À Toulouse, un ouvrier du bâtiment se fait fracturer le crâne à coups de barre de fer par des “gens du voyage”

Image d'illustration/Fotolia
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Jeudi dernier, trois ouvriers du bâtiment, qui devaient monter un échafaudage à Toulouse, ont eu un différend avec un mineur issu de la communauté des “gens du voyage”. Le “jeune” a alors rameuté un groupe d’hommes de son entourage qui ont violemment agressé les trois hommes. Le chef d’équipe a notamment été tabassé à coups de barre de fer et a eu le crâne fracturé. Le camion des victimes a été détruit et incendié par le groupe.

Jeudi 10 septembre, trois ouvriers du bâtiment commençaient leur journée par l’installation d’un échafaudage sur une façade du quartier de Saint-Martin-du-Touch, à l’ouest de Toulouse, lorsqu’ils ont remarqué un “jeune” qui rôdait près de leur camion.

Les trois hommes l’ont interpellé verbalement et il s’est avéré que le mineur appartenait à une famille de “gens du voyage”. Méfiants, les trois ouvriers lui ont demandé de ne pas toucher à leur camion et l’ont prié de s’éloigner.

Mais le “jeune” n’a pas supporté cet affront de “gadjé” ( Français sédentaire et de souche) et est allé se plaindre à des hommes de sa communauté dont de nombreuses familles sont sédentarisées dans le quartier.

Aussi, quelques minutes après la première altercation, un groupe de nombreux “voyageurs” est venu demander des comptes aux trois ouvriers éberlués et un peu inquiets de la suite des événements.

En effet, après les premières formules d’usage dans cette communauté telles que les poétiques “Tu vas manger tes morts” ou “Tu vas sucer le cercueil de ton grand-père“, les “voyageurs”, dont certains étaient armés de barre de fer, se sont rués sur les trois ouvriers.

Le chef d’équipe, un homme de 34 ans, a alors été tabassé avec une grande violence à coup de barre de fer et a perdu connaissance tandis que ses collègues étaient également violentés. Leur camion a, lui aussi, été ravagé a coups de barre de fer avant d’être incendié par le groupe qui a ensuite pris la fuite.

Le chef d’équipe a été pris en charge par le secours et hospitalisé au CHU Purpan. Souffrant d’une fracture du crâne et d’un hématome intracrânien, il a du subir une lourde intervention neuro-chirurgicale. On ne connaît pas le nombre de jours d’ITT qui lui ont été attribués.

Une plainte a été déposée par les victimes et une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse. À notre connaissance, il n’y a eu, pour l’instant, aucune interpellation dans cette affaire.

Source: La dépêche du Midi/ Actu Toulouse

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