Le Maire étrangle la compagnie aérienne Air France, puis se vante de la ranimer

Bruno Le Maire / Photo: Wikimedia Commons
Bruno Le Maire / Photo: Wikimedia Commons

Après l’avoir étranglé avec le confinement et la folie climatiste, le gouvernement se pose en sauveur d’Air France. La France fera “ce qui est nécessaire” pour garantir la survie d’Air France, a déclaré lundi Bruno Le Maire, alors que le gouvernement néerlandais a prévenu ce week-end qu’elle n’était pas acquise.

Nous, nous ferons ce qui est nécessaire pour garantir la survie d’Air France“, a déclaré sur France 2 le ministre français de l’Économie et des Finances.

Nous avons déjà fait beaucoup, nous continuerons à le faire, nous demanderons aussi des efforts à Air France en terme de compétitivité, en termes de lutte contre le réchauffement climatique, mais nous avons soutenu Air France et nous continuerons à le faire“, a ajouté le ministre.

C’est vrai, le gouvernement a beaucoup fait. D’abord, il a mis la compagnie en arrêt forcé en lui imposant le confinement, ensuite, au lieu de la laisser se relever, il l’a asphyxiée avec des normes draconiennes pseudo-écologiques sorties tout droit d’un rêve mouillé de Greta Thunberg, puis l’a arrosée de milliards de subventions et de crédits. Une logique absurde, mais conforme à l’étatisme centraliste de la République.

Bruno Le Maire était interrogé sur les déclarations de son homologue néerlandais, qui a prévenu dimanche qu’Air France-KLM pourrait ne pas survivre à la crise actuelle si le groupe franco-néerlandais ne réduit pas suffisamment ses coûts.

La survie d’Air France-KLM n’est pas acquise“, a dit le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra. “Ils devront s’attaquer à leur base de coûts, même si les choses restent en l’état. Mais si la situation se prolonge jusqu’à la fin de l’année prochaine, alors ils devront réduire les coûts encore plus drastiquement.”

La survie à court terme du groupe aérien est assurée par le soutien financier des gouvernements français et néerlandais avec des prêts cumulés de 10,4 milliards d’euros qui doivent lui permettre de faire face aux conséquences du confinement sur son activité.

KLM, la filiale néerlandaise, s’est engagée en échange à supprimer 1500 postes, réduire ses effectifs d’environ 20% et à geler les augmentations de salaire prévues pour 2020. Air France va supprimer de son côté 6500 emplois, soit 16% de son effectif, d’ici 2022.

Air France-KLM a indiqué le mois dernier une perte de 10 millions d’euros par jour en raison de la crise causée par le confinement.

Source: Reuters

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