Il y a 100 ans, le Miracle de la Vistule: l’armée polonaise sauve l’Europe du bolchévisme

La bataille de la Vistule / Photo: Facebook
La bataille de la Vistule / Photo: Facebook

Le 15 août, les Polonais fêtent le centenaire de la bataille de la Vistule, où l’armée du tout jeune État polonais a écrasé une offensive soviétique. En remportant une victoire éclatante sur les fanatiques bolchéviques, les Polonais ont sauvé l’Occident des forces avancées du communisme.

Ce devrait être la tâche des écrivains politiques d’expliquer à l’opinion européenne que la Pologne a sauvé l’Europe en 1920“, a écrit le diplomate anglais Edgar Vincent D’Abernon en 1930.

On oublie généralement qu’avant que Staline n’impose sa ligne politique de “socialisme dans un seul pays“, les soviétiques avaient davantage d’ambitions internationales. “Nous avons misé nos chances sur la révolution mondiale“, a déclaré Lénine en 1920.

Dans les derniers mois de 1919, les Soviétiques ont poussé vers l’ouest, en Europe de l’Est, en profitant de la retraite des Allemands à la fin de la Première Guerre mondiale.

Pendant ce temps, la Pologne nouvellement apparue sur la carte de l’Europe cherchait à établir une alliance d’États indépendants dans la région afin de résister à la fureur du nouveau poids lourd soviétique. Alliées aux combattants indépendantistes ukrainiens, les troupes polonaises sont parties combattre en Ukraine.

Après des succès au début de l’offensive, lorsque les Polonais ont atteint Kiev, les troupes bolcheviques dirigés par le maréchal russe Mikhaïl Toukhatchevski ont repoussé les Polonais dans leur pays.

Les Bolchéviques étaient en liesse. Le révolutionnaire marxiste Nikolaï Boukharine rêvait de porter la guerre “jusqu’à Londres et Paris”. Felix Dzerjinski, chef de la redoutable Tchéka, pensait que les “masses laborieuses” de Varsovie “attendaient l’arrivée de l’Armée rouge”.

Selon Lénine, la Pologne était un pont pour porter à l’ouest de l’Europe la révolution communiste que l’on croyait déjà voir triompher à Berlin avec le mouvement spartakiste. La guerre avec la Pologne n’était donc pour lui que le prélude à une invasion de l’Europe de l’Ouest par l’Armée rouge. En effet, ses slogans disaient: “Les valeurs de la révolution doivent être portées par les baïonnettes et la route la plus courte vers Berlin et Paris passe par Varsovie”.

Permise par la défaite de Dénikine et une importante supériorité numérique, l’offensive soviétique de 1920 commença par de grands succès. Les Polonais ne cessaient de reculer et leur défaite semblait inévitable.

On peut se demander si l’Armée rouge aurait atteint Londres pour imposer le communisme partout. Mais elle aurait au moins menacé sérieusement l’Occident affaibli par la Première Guerre mondiale et les révolutions communistes en Allemagne, en Hongrie, etc.

Heureusement pour l’Europe, une contre-attaque polonaise a contrecarré l’offensive bolchévique et le projet d’établir un communisme international en Europe. L’Armée rouge, affaiblie par les mauvaises décisions de Staline, a dû battre en retraite.

Les Russes ont sous-estimé le patriotisme, la détermination et l’intelligence des Polonais qui, avec l’aide d’amis occidentaux, telle la Mission militaire française, forte de 400 officiers, ont réussi à battre les Soviétiques et à leur faire abandonner leurs rêves de domination de l’Europe.

Ce centenaire du Miracle de la Vistule est un rappel de la dette durable de l’Occident.

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