Trump et Macron s’énervent face aux provocations incessantes d’Erdogan

Donald Trump en désaccord avec Emmanuel Macron/DR
Donald Trump en désaccord avec Emmanuel Macron/DR

Le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron ont exprimé lors d’un entretien téléphonique vendredi leur préoccupation à l’égard des tensions “croissantes” entre la Grèce et la Turquie, alliés de l’Otan, a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche.

Ankara a prévenu dans la journée que Paris devait s’abstenir de toute mesure conduisant à une aggravation des tensions en Méditerranée orientale, deux jours après qu’un bâtiment militaire grec et un navire de la marine turque ont été impliqués dans une collision sans gravité mais que la Turquie a qualifiée de “provocation”.

Jeudi 13 août, la France a annoncé le déploiement de deux chasseurs Rafale et de deux navires de guerre en Méditerranée orientale, afin d’épauler la Grèce menacée d’invasion, et actuellement pillée par la Turquie. Un soutien qui provoqué la fureur du dictateur turc, Recep Tayyip Erdogan.

“La France, en particulier, devrait cesser de prendre des mesures qui accentuent les tensions. Ils n’obtiendront rien en se comportant comme des caïds”, a déclaré ce vendredi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, lors d’une conférence de presse avec son homologue suisse à Genève.

“Nous ne souhaitons pas l’escalade, mais la Grèce devrait agir avec bon sens”, a-t-il menacé. Autrement dit, la Grèce devrait se laisser piller et envahir, et la fermer.

La Turquie a accusé les forces grecques d’avoir tenté de “harceler” son navire de pillage, osant menacer que toute agression ferait l’objet d’une riposte. “Nous ne pouvons pas laisser la moindre attaque sans réponse. Hier, un tel incident est survenu. Si cela continue, nous répliquerons”, a menacé aujourd’hui Erdogan.

Bien que très tardif, le soutien militaire français à la Grèce dérange les ambitions impérialistes turques, mais il ne semble pas calmer l’agressivité d’Erdogan, mais la renforcer. Il y a fort à craindre que le recours à la force, soit l’unique moyen de mettre fin à ces hostilités.

Source: AFP/ Reuters/ AP

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