Christianophobie: coup de gueule d’un évêque face aux profanations d’églises

Photo: Wikipedia

Lundi dernier, l’église Saint-Pierre de Montendre, en Charente-Maritime, a été visée par des cambrioleurs aux motivations mystérieuses. Le curé a retrouvé la grande croix centrale détruite, le tabernacle arraché et jeté hors de l’église, et les hosties consacrées ont été volées.

Monseigneur Georges Colomb, évêque de La Rochelle et de Saintes, a exprimé son inquiétude dans une interview à Boulevard Voltaire. “Il ne s’agit pas d’un acte de voleur, mais d’une profanation délibérée. S’ils avaient été des voleurs, ils auraient emporté des objets, par exemple le ciboire. Ils ont laissé les objets, mais le Saint-Sacrement avait complètement disparu“, a-t-il expliqué.

L’évêque ne parvient pas à expliquer pourquoi les voleurs s’en sont pris aux hosties. “Est-ce pour des messes noires? Est-ce le désir de provoquer la communauté chrétienne?“, s’interroge-t-il. “Cela relève de la médecine ou de la justice. En tout cas, c’est inexplicable“.

À ses yeux, il y a vraiment eu une volonté de porter atteinte au cœur de cette église: “On ne peut pas faire mieux. S’en prendre au Saint-Sacrement, c’est s’en prendre au Christ lui-même. Briser la croix est déjà très grave, mais profaner le Saint-Sacrement, c’est la présence réelle. Pour nous catholiques, c’est extrêmement important“, détaille-t-il.

Pour nous catholiques, la profanation est réelle lorsqu’elle touche le corps du Christ. C’est une nature tout à fait particulière qui montre que ces gens-là ont un minimum de connaissances de la foi catholique“, continue l’évêque, sans pouvoir proposer de solution.

C’est une vraie question qui nous est posée. Il y a une solution qui consiste à fermer les églises. Il n’y aurait pas de problème. Nos églises sont la maison de Dieu et du peuple chrétien. Si nous fermons les églises, on ne répond plus à notre vocation qui est de mettre des lieux de prières à la disposition du peuple chrétien“, déplore-t-il.

Monseigneur Colomb s’estime pourtant très aidé par les autorités. “Ils sont très soucieux de cela“, conclut-il, “Les autorités militaires et les officiers m’avaient dit lors d’événements précédents “mettez des bonnes serrures au tabernacle et éventuellement des portes blindées”. À nos yeux, il se contente de peu…

Source: Boulevard Voltaire

 

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