Un mort à Toulouse! Encore un règlement de comptes à l’arme de guerre dans un quartier sensible

Pistolet-Mitrailleur Uzi/DR
Pistolet-Mitrailleur Uzi/DR

Hier soir, vers 23h, un groupe de “jeunes” a été la cible d’un homme armé d’un pistolet-mitrailleur, non loin d’un pont de deal, dans le quartier très sensible des Izards, à Toulouse. Une des victimes, âgée d’une trentaine d’années, est décédée. Il y aurait un ou deux autres blessés graves mais dont le pronostic vital n’est pas engagé. Le tireur est en fuite. Il s’agirait d’un règlement de comptes.

Il était 23h, lundi 10 août, lorsqu’un groupe de “jeunes” qui “tenaient les murs” près de la station de métro Trois-Cocus dans le quartier des Izards, à Toulouse (Haute-Garonne) ont vu arriver vers eux un homme à pied, porteur de ce qui semblait être un pistolet-mitrailleur.

Immédiatement, l’individu a fait feu à une dizaine de reprises, par rafales, atteignant plusieurs des “jeunes” qui étaient présents sur ce point de deal bien connu et qui fait la fierté de ce quartier très sensible. Le tireur a ensuite pris la fuite.

Les nombreux témoins présents ont alors avisé les secours. SAMU et pompiers sont rapidement intervenus pour prendre en charge les victimes. L’une d’elles, un homme d’une trentaine d’années, est décédée.

Une ou deux autres personnes, selon différentes sources, ont également été blessées mais plus légèrement, bien que leurs blessures, a priori aux membres inférieurs, soient sérieuses. Ce ou ces individus ont été hospitalisés.

Sur place, les forces de l’ordre ont bouclé les lieux et des techniciens de la police scientifique ont effectué des relevés tard dans la nuit. Une dizaine de douilles de calibre 9 mm ont été découvertes sur la chaussée.

Le parquet de Toulouse a immédiatement ouvert une enquête pour homicide et tentative d’homicide, et ce sont les hommes de l’antenne locale du service régional de police judiciaire (SRPJ) qui mènent les investigations.

Bien qu’on ne connaisse pas le profil exact des victimes ni leurs éventuels antécédents judiciaires, l’enquête s’oriente d’ores et déjà vers la piste du règlement de comptes en lien avec le trafic de stupéfiants, endémique dans ce quartier à forte population immigrée.

En mars 2019, une fusillade sur le même pont de deal avait causé de graves blessures à deux “jeunes” dont l’un avait failli perdre la vie. 29 tirs avaient été relevés. Samedi dernier, deux autres “jeunes” ont été grièvement blessés par balles dans un autre quartier de la ville rose.

Source: La Dépêche du Midi/ France 3 Occitanie

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